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Actualités - Analyse

Changes et Bourses La Bourse de Beyrouth reperd 0,21 % sur des craintes géopolitiques

La Bourse de Beyrouth a clôturé hier sur un nouveau repli, entraînée par Solidere et les valeurs bancaires, sur fond d’inquiétudes concernant la situation politique intérieure et régionale. Le moral des investisseurs semble être affecté par les craintes entourant le dossier iranien après la mise en garde lancée par le président américain à Téhéran, le menaçant de sanctions progressives et « d’intensité croissante » s’il refuse de geler ses activités nucléaires, indique-t-on dans les milieux boursiers. Les répercussions sur la scène locale et régionale de tout malentendu entre les dirigeants iraniens et le groupe des Huit, qui doit tenir son sommet jeudi prochain à Moscou avec à son ordre du jour ce problème très grave, semblent entretenir déjà un climat d’expectative sur les marchés libanais, ajoute-t-on dans ces mêmes milieux. Cela d’autant que ce sommet des Huit coïncide avec la reprise des réunions du dialogue national libanais au sujet du désarmement du Hezbollah. La faiblesse du marché libanais, qui reflète donc l’anxiété des investisseurs à propos de ce sujet, a touché entre autres Solidere dont les actions A et B sont redescendues de 22,40 $ à 22,38 $ et de 22,51 $ à 22,49 $ respectivement. Le secteur bancaire n’a pas été épargné par cet accès de faiblesse de la cote. Les actions préférentielles de la Byblos Bank ont fléchi de 104 $ à 102,10 $ ainsi que ses actions prioritaires de 2,27 $ à 2,25 $. Il en est de même des certificats GDR de la Blom Bank qui ont reculé de 73,25 $ à 72,50 $. En effet, l’indice Blom des valeurs libanaises a reperdu 3,22 points ou 0,21 % à 1 536,40 points dans des échanges peu nourris. C’est ainsi que seulement 94 498 titres ont été négociés hier d’une valeur de 1 371 150 $, dont 28 939 actions A et B de Solidere d’une valeur de 646 280 $, contre 266 002 titres d’une valeur de 4 097 087 $, dont 95 927 actions A et B de Solidere d’une valeur de 2 143 827 $, la veille. Les Bourses européennes ont continué sur leur lancée de la veille après avoir passé l’essentiel de la matinée d’hier dans le rouge après l’annonce d’une baisse de 5,9 % des commandes industrielles en France en avril. Elles ont profité de la progression de Wall Street et de l’appétit retrouvé des investisseurs pour EADS, le fabricant d’Airbus, et les sociétés qui lui sont affiliées après la réunion qui a groupé le ministre français de l’Économie, Thierry Breton, avec le coprésident de son conseil d’administration Arnaud Lagardère. La Bourse de New York était également en hausse hier, après une matinée hésitante, sur un rebond qualifié de technique par les analystes. La publication d’un indicateur rassurant sur la santé du secteur immobilier aux États-Unis, où les mises en chantier de logements sont reparties en hausse le mois dernier (+5 %) après trois baisses consécutives, a aussi contribué à soutenir la tendance. Dollar stable face à l’euro Sur les marchés des changes, le dollar est resté pratiquement stable face à l’euro hier, ne bénéficiant que brièvement de l’indicateur immobilier américain, alors que le yen progressait grâce à l’annonce d’une prochaine hausse des taux d’intérêt au Japon. Par ailleurs, le dollar s’est un peu ressenti d’une déclaration faite par le directeur général du FMI, Rodrigo Rato, jugeant nécessaire une « dépréciation encore plus prononcée » du billet vert pour diminuer le déficit commercial américain. Élie KAHWAGI

La Bourse de Beyrouth a clôturé hier sur un nouveau repli, entraînée par Solidere et les valeurs bancaires, sur fond d’inquiétudes concernant la situation politique intérieure et régionale. Le moral des investisseurs semble être affecté par les craintes entourant le dossier iranien après la mise en garde lancée par le président américain à Téhéran, le menaçant de sanctions progressives et « d’intensité croissante » s’il refuse de geler ses activités nucléaires, indique-t-on dans les milieux boursiers. Les répercussions sur la scène locale et régionale de tout malentendu entre les dirigeants iraniens et le groupe des Huit, qui doit tenir son sommet jeudi prochain à Moscou avec à son ordre du jour ce problème très grave, semblent entretenir déjà un climat d’expectative sur les marchés libanais,...