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Actualités - Chronologie

PÉTROLE L’OPEP revoit sa prévision de demande à la hausse

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole a légèrement révisé hier à la hausse sa prévision de demande de pétrole, en raison de l’appétit insatiable de la Chine, tout en prévenant que les prix élevés de l’or noir allaient commencer à peser sur la demande mondiale, comme elle le note déjà en Europe. Dans son rapport de juin, l’OPEP maintient sa prévision de croissance de la demande mondiale de pétrole brut en 2006, à 84,6 millions de mbj, soit +1,6%, « pratiquement inchangé par rapport aux mois précédents ». La demande estimée de brut de l’OPEP devrait atteindre en moyenne 28,7 mbj pour l’ensemble de 2006, soit un plus de 100 000 barils/jour par rapport à l’estimation du mois précédent. « En termes de demande, à l’exception des pays membres de l’OPEP et de la Chine, l’effet modérateur des prix élevés a davantage pesé à la marge sur la croissance de la demande mondiale » que la croissance économique saine, « censée renforcer la demande de stockages », selon le rapport. Le cartel « s’attend désormais à ce que la demande de pétrole de la Chine croisse de près de 0,5 mbj à environ 7 mbj en 2006 », à cause du boom économique constant. En Chine, « les facteurs poussant à la consommation d’énergie, comme production industrielle, transports intérieurs, agriculture, construction, témoignent d’une croissance saine, et la chaleur cet été pourrait pousser la consommation d’électricité ». « La demande en pétrole des États-Unis au deuxième trimestre » suit la croissance économique de 3,4 % et devrait augmenter de 0,2 % sur un an. Malgré le début de la saison estivale, « la demande américaine n’a pas augmenté autant qu’elle aurait dû à cause des prix élevés de l’essence », mais elle devrait croître au second semestre. Au Moyen-Orient, « la demande a été révisée marginalement de + 30 000 mbj à 6,1 mbj ». En revanche en Europe, les analystes de l’OPEP relèvent que « bien que les indicateurs économiques se renforcent et malgré le climat froid au premier trimestre, les chiffres de la demande en pétrole n’ont pas monté au second trimestre en relation avec la croissance économique, ce qui peut être attribué à un certain degré au niveau des prix ». « Bien que l’essentiel de l’augmentation de la demande provienne des pays en développement, il existe des signes indicateurs que la demande en pétrole baissera, partiellement à cause des prix élevés », selon le rapport. Pour le moment en tout cas, les prix restent forts : celui du panier de référence du cartel a atteint son niveau historique maximum « en mai à 68,37 dollars le baril, parce que le marché restait dominé par l’appréhension de tensions géopolitiques et de craintes de pénuries éventuelles de l’offre », rappelle l’OPEP. En juin, on a noté un mouvement volatile, et le prix du panier était de 63,032 dollars vendredi dernier. Le brut abonde à l’heure actuelle, mais cette situation qui pèse sur les prix pourrait s’avérer temporaire, alors que la demande des raffineries va rebondir au troisième trimestre, a pour sa part estimé hier le Centre for Global Energy Studies (CGES) à Londres.
L’Organisation des pays exportateurs de pétrole a légèrement révisé hier à la hausse sa prévision de demande de pétrole, en raison de l’appétit insatiable de la Chine, tout en prévenant que les prix élevés de l’or noir allaient commencer à peser sur la demande mondiale, comme elle le note déjà en Europe.
Dans son rapport de juin, l’OPEP maintient sa prévision de croissance de la demande mondiale de pétrole brut en 2006, à 84,6 millions de mbj, soit +1,6%, « pratiquement inchangé par rapport aux mois précédents ».
La demande estimée de brut de l’OPEP devrait atteindre en moyenne 28,7 mbj pour l’ensemble de 2006, soit un plus de 100 000 barils/jour par rapport à l’estimation du mois précédent.
« En termes de demande, à l’exception des pays membres de l’OPEP et de la Chine, l’effet...