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L’Iran refuse toute « condition préalable » au dialogue sur le nucléaire

L’Iran refuse toute « condition préalable » au dialogue avec les grandes puissances à propos de son programme nucléaire, rejetant implicitement toute suspension de son enrichissement d’uranium, a déclaré hier Hamid Reza Assefi, le porte-parole de la diplomatie iranienne. «La seule voie est le dialogue et c’est à travers le dialogue que nous pouvons arriver à des résultats. Mais il faut un dialogue sans condition préalable car toute condition préalable limite le cadre du dialogue et ne permet pas d’arriver à un résultat », a déclaré à la presse Hamid Reza Assefi. Ce dernier a ajouté que la République islamique d’Iran « ne renoncera pas à ses droits » en matière d’enrichissement d’uranium. Le contenu de l’offre des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU (États-Unis, Grande-Bretagne, France, Russie et Chine) plus l’Allemagne présentée le 6 juin à Téhéran n’a pas été rendu public, mais le préalable à une reprise de négociations demeure la suspension de l’enrichissement d’uranium. Le Premier ministre chinois Wen Jiabao a parlé, hier, d’« une offre très bonne pour une solution à la question du nucléaire iranien, qui a certainement préparé la base pour des négociations pacifiques ». Pékin pense que « l’Iran a droit à une utilisation pacifique de l’énergie nucléaire », mais qu’il doit aussi « respecter ses engagements ». Pour sa part, le chef de la diplomatie française Philippe Douste-Blazy, en visite à Doha, a engagé Téhéran à suspendre son enrichissement d’uranium. « Cela permettra la reprise des négociations et, dans ce cas, évidemment l’action du Conseil de sécurité ne serait plus nécessaire. Ce qui ne serait pas le cas si les Iraniens refusaient », a averti le ministre. Le chef de la diplomatie iranienne, Manouchehr Mottaki, a déclaré que son pays avait « commencé à examiner sérieusement l’offre » en question et donnera « sa réponse » après avoir terminé son examen. À cet effet, plusieurs comités ont été créés pour étudier les propositions et préparer la réponse iranienne. M. Mottaki a toutefois refusé de répondre à la question de savoir si l’Iran acceptait de suspendre ses activités d’enrichissement d’uranium : « Permettez-moi de respecter l’accord avec les Européens pour ne rien dire de l’offre. » Vendredi, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad avait estimé à Shanghai que l’offre des grandes puissances était un « pas en avant », méritant d’être étudiée en détail. Interrogé à propos d’éventuelles décisions du Conseil de sécurité contre la République islamique, M. Assefi a annoncé que « si le Conseil de sécurité présente des demandes allant au-delà de nos droits, cela n’aura aucune valeur pour l’Iran ». Il a révélé que lors d’entretiens téléphoniques avec Javier Solana, le haut représentant de l’UE pour la politique extérieure, et Kofi Annan, le secrétaire général des Nations unies, Ali Larijani, en charge du dossier nucléaire, avait de nouveau insisté sur le fait que le problème nucléaire iranien « sera réglé uniquement à travers des négociations ».
L’Iran refuse toute « condition préalable » au dialogue avec les grandes puissances à propos de son programme nucléaire, rejetant implicitement toute suspension de son enrichissement d’uranium, a déclaré hier Hamid Reza Assefi, le porte-parole de la diplomatie iranienne.
«La seule voie est le dialogue et c’est à travers le dialogue que nous pouvons arriver à des résultats. Mais il faut un dialogue sans condition préalable car toute condition préalable limite le cadre du dialogue et ne permet pas d’arriver à un résultat », a déclaré à la presse Hamid Reza Assefi. Ce dernier a ajouté que la République islamique d’Iran « ne renoncera pas à ses droits » en matière d’enrichissement d’uranium. Le contenu de l’offre des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU (États-Unis,...