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Actualités - Chronologie

CROISSANCE La Chine a du mal à contenir son économie

Au vu de la rafale d’indicateurs tombés ces derniers jours, tous en hausse plus rapide que prévu, la Chine semble avoir du mal à contenir le bouillonnement de son économie, en dépit de récentes mesures pour contrôler sa croissance. Excédent commercial, investissements, masse monétaire, production industrielle ont dépassé les seuils officiellement visés et sont autant de signaux avant-coureurs d’une surchauffe d’une économie qui a encore crû de 10,3 % au premier trimestre. Derniers publiés hier, les investissements en capital fixe, principal indicateur de cette surchauffe, ont augmenté de 30,3 % au cours des cinq premiers mois, en glissement annuel. Cette croissance est beaucoup trop rapide pour le gouvernement qui espérait les contenir sous la barre des 18 % pour l’ensemble de l’année. En avril, le gouvernement a procédé à un relèvement des taux d’intérêt, pour la première fois depuis un an et demi, interprété par de nombreux analystes comme le signal d’un resserrement de la politique monétaire. La Banque centrale avait elle-même indiqué que cette mesure « aiderait à retenir les investissements excessifs, et à coordonner les relations entre investissements et consommation », c’est-à-dire à doper cette dernière pour avoir une croissance moins tournée sur les investissements et les exportations. Les autorités redoutent notamment les problèmes de surproduction ou de bulle dans certains secteurs comme l’immobilier qui découleraient de l’investissement excessif, couplé à une consommation encore insuffisante. Et la production industrielle a continué de caracoler en mai, augmentant de 17,9 % sur un an. S’il s’agit vraiment de réduire l’accès au crédit, la hausse d’à peine 0,27 pour le taux des prêts à un an (porté à 5,85 %) ne représente qu’une assez timide mesure. En revanche, elle bénéficie aux banques, qui en Chine rémunèrent les comptes de dépôt à 2,25 %, dont les crédits deviennent plus rentables. La publication, mercredi, des chiffres de la masse monétaire a donné du grain à moudre aux experts, considérant comme nécessaire une nouvelle hausse des taux d’intérêt, exclue pour le moment par la Banque centrale. « L’économie chinoise a besoin de temps pour ralentir », soulignait il y a peu Chen Xindong, de BNP Paribas Peregrine, notant que l’efficacité des mesures décidées au niveau central dépend aussi pour beaucoup de leur application au niveau local. Or, les investissements ont bel et bien été particulièrement élevés aux niveaux provincial et local depuis janvier. Autre pilier de la croissance chinoise, les exportations continuent de battre leurs propres records : 13 milliards de dollars en mai (+44,60 % sur un an), 46,79 milliards au total pour les cinq premiers mois de l’année (+55,91 %). Ces exportations contribuent à l’accumulation des réserves de change, devenues en février les plus importantes du monde devant celles du Japon et qui, elles aussi, suscitent des interrogations sur la politique monétaire de Pékin et le déséquilibre de l’économie.
Au vu de la rafale d’indicateurs tombés ces derniers jours, tous en hausse plus rapide que prévu, la Chine semble avoir du mal à contenir le bouillonnement de son économie, en dépit de récentes mesures pour contrôler sa croissance. Excédent commercial, investissements, masse monétaire, production industrielle ont dépassé les seuils officiellement visés et sont autant de signaux avant-coureurs d’une surchauffe d’une économie qui a encore crû de 10,3 % au premier trimestre.
Derniers publiés hier, les investissements en capital fixe, principal indicateur de cette surchauffe, ont augmenté de 30,3 % au cours des cinq premiers mois, en glissement annuel. Cette croissance est beaucoup trop rapide pour le gouvernement qui espérait les contenir sous la barre des 18 % pour l’ensemble de l’année.
En avril, le...