La Bourse de Beyrouth s’est davantage installée dans le rouge hier sous la conduite surtout des valeurs bancaires, alors que Solidere se négociait toujours ex-dividende dans des marges satisfaisantes, selon les milieux professionnels. Ceux-ci ont indiqué qu’après la distribution de 60 cents par action, le titre (ex-dividende) de cette société s’est apprécié effectivement en se maintenant à peu près au même niveau d’avant cette décision prise lundi dernier par son assemblée générale ordinaire. Ce qui veut dire d’après eux que la valeur réelle des actions de cette société (ex-dividende) se situe autour de 23 $ effectivement car ce dividende est comptabilisé à partir du mardi 6 juin selon les sources de la société. Cela étant, les actions A de Solidere (ex-dividende), qui ont reculé de 22,53 $ à 22,44 $, ont réellement baissé avec le dividende de 60 cents de 23,13 $ à 23,04 $. Il en est de même des actions B qui se sont repliées de 22,46 $ (ex-dividende) à 22,53 $ et avec le dividende de 23,06 $ à 22,95 $.
Aux bancaires, on a relevé la baisse de 2,57 % des actions prioritaires de la Byblos Bank et de 0,41 % des certificats GDR de la BLOM Bank, alors que les actions ordinaires de la Byblos Bank et les actions préférentielles de la Bank of Beirut ainsi que les certificats GDR de la Bank Audi sont restés inchangés.
Pour ce qui est du cimentier Holcim, il a abandonné 2,12 %, contrairement aux parts du Beirut Golden Income qui ont pris 0,18 %.
Finalement, les baisses ont pris le dessus, faisant retomber l’indice BLOM des valeurs libanaises de 1 541,85 points à 1 532,67 points (-0,60 %) dans des échanges toujours insignifiants. En effet, 149 329 titres ont changé de main hier d’une valeur de 3 470 009 $, dont 75 308 actions A et B de Solidere d’une valeur de 1 687 598 $, contre 202 496 titres d’une valeur de 3 520 534 $, dont 62 234 actions A et B de Solidere d’une valeur de 1 393 061 $, la veille.
Les Bourses européennes sont parvenues à se remettre un peu hier grâce à une chasse aux bonnes affaires par endroits et au recul des cours du pétrole. Mais finalement, elles ont été pénalisées par les craintes de durcissement de la politique monétaire de la BCE après l’accélération de l’inflation en France (+2,1 % sur un an en mai) et en Italie (+2,2 % sur un an pendant la même période).
La Bourse de New York était en hausse après plusieurs semaines de baisse qui lui ont fait perdre tous ses gains de l’année. Une chasse aux bonnes affaires et des achats à bon compte lui ont permis de recouvrer une partie du terrain qu’elle avait perdu. Mais les craintes de voir la Fed continuer à relever son principal taux directeur pour lutter contre l’inflation ont réduit les gains du Dow Jones et effacé ceux du Nasdaq. À cela aurait contribué l’annonce d’une hausse de 0,4 % des prix à la consommation aux États-Unis en mai sur avril et de 0,3 %, hors alimentation et énergie.
L’euro réduit ses gains après le Livre beige
Sur les marchés des changes, l’euro a progressé hier face au dollar malgré des chiffres de l’inflation aux États-Unis confortant les pronostics d’une hausse des taux d’intérêt américains. Pourtant, le billet vert a très vite inversé sa trajectoire et l’euro a grimpé jusqu’à 1,2650 $ après la publication des chiffres de l’inflation en France et en Italie, pavant la voie à un durcissement de la politique monétaire de la BCE. Mais, après la publication du Livre beige de la Fed (voir par ailleurs), l’euro devait subir quelques ventes bénéficiaires, le ramenant finalement autour de 1,26 $.
Élie KAHWAGI
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