Loin du battage médiatique autour des stars, Ronaldo, Ronaldinho, Adriano et Kaka qui forment le carré magique offensif du Brésil, Emerson et Zé Roberto devront, dans l’ombre, boucher les espaces laissés par les vedettes, lors du Mondial 2006.
Quand le Brésil marquera, on dira sans doute que c’est grâce à l’exploit d’une star. Quand le Brésil prendra un but, ce sera sûrement les milieux défensifs Emerson ou Zé Roberto qui n’auront pas fait leur travail...
« On sait qu’à notre poste, on ne peut pas se rater. On sait qu’on aura du travail, beaucoup de travail », confie Emerson.
Avec le pari osé du sélectionneur, Carlos Alberto Parreira, de faire évoluer quatre joueurs à vocation offensive, pas vraiment habitués au travail défensif, le duo Zé Roberto-Emerson est appelé à courir. D’autant plus que les montées de deux latéraux Roberto Carlos et Cafu sont encouragées et que le défenseur central Lucio a également « la permission de monter », selon Parreira. L’espace laissé derrière les attaquants peut donc être titanesque. Et de titanesque à Titanic, il n’y a qu’un pas... « La pression fait partie de notre travail, même si là, notre tâche est délicate », précise Emerson. « Il n’y a pas de préoccupation particulière. On a joué comme ça pendant toute la campagne de qualification. Emerson et moi, on se connaît bien sur le terrain », analyse Zé Roberto, qui admet toutefois : « On peut prendre des buts, c’est vrai, on le sait. Mais on n’est pas inquiets pour autant. »
« Saint » Emerson
« Le secteur du milieu défensif est crucial, mais toute l’équipe va aider », précise Gilberto Silva, champion du monde titulaire en 2002 et un des remplaçants à ce poste en Allemagne. « Le système (avec le carré magique) ne fonctionne que si l’équipe travaille comme un groupe collectif. Il faut que tous participent à la défense. S’il n’y a qu’Emerson et Zé Roberto qui défendent, cela ne marchera pas. Il faut qu’il y ait coopération, collaboration. Si on réussit ça, je ne vois pas comment on ne serait pas en finale », assène Parreira, qui a organisé de nombreux exercices de placement et de circulation de balle avec les deux milieux. Emerson et Zé Roberto devront protéger l’arrière-garde brésilienne et tenter d’enrayer le jeu adverse quand les stars perdent le ballon.
Mais ils devront aussi se montrer vigilants. « Ce qu’il faut, c’est qu’il y ait au moins quatre hommes en défense quand l’un de nous monte », précise Cafu.
« Avec tout ce travail défensif, c’est vrai que ce sera dur de me voir devant, affirme Emerson. Ce n’est pas mon poste habituel, mais peu importe. C’est la sélection brésilienne : c’est bon d’être là et de se remettre en cause dans la vie. »
Zé Roberto a, lui, un peu plus de latitude : « Non seulement il a la permission de monter mais il doit aussi le faire, car un milieu défensif qui monte perturbe beaucoup les défenses adverses », explique Parreira. « Je dois penser à ce qu’il y a derrière moi », nuance toutefois Zé Roberto. Aucun des deux ne semble prendre ombrage d’être préposé aux basses œuvres. « Ce n’est pas du sale boulot, je ne le vois pas comme ça, explique Zé Roberto. On fait don de soi à l’équipe, comme nous le dit Parreira. »
« Il faut toujours donner plus à l’équipe », ajoute « saint » Emerson qui puise sa force chez les supporteurs : « On est conscient de la responsabilité que l’on a en portant ce maillot. Au moment de l’hymne, on pense aux millions de Brésiliens qui nous soutiennent et que l’on peut rendre heureux. Jouer pour la sélection, c’est la passion. » Le Brésil rencontre ce soir la Croatie dans le groupe F, avant de jouer l’Australie le 18 juin et le Japon le 22 juin.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Loin du battage médiatique autour des stars, Ronaldo, Ronaldinho, Adriano et Kaka qui forment le carré magique offensif du Brésil, Emerson et Zé Roberto devront, dans l’ombre, boucher les espaces laissés par les vedettes, lors du Mondial 2006.
Quand le Brésil marquera, on dira sans doute que c’est grâce à l’exploit d’une star. Quand le Brésil prendra un but, ce sera sûrement les milieux défensifs Emerson ou Zé Roberto qui n’auront pas fait leur travail...
« On sait qu’à notre poste, on ne peut pas se rater. On sait qu’on aura du travail, beaucoup de travail », confie Emerson.
Avec le pari osé du sélectionneur, Carlos Alberto Parreira, de faire évoluer quatre joueurs à vocation offensive, pas vraiment habitués au travail défensif, le duo Zé Roberto-Emerson est appelé à courir. D’autant plus que...