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La résistance héroïque de Trinité-et-Tobago contre la Suède

Appliquant à la lettre leur devise nationale, « Ensemble nous rêvons, ensemble nous réussissons », les joueurs du plus petit pays engagé au Mondial, Trinité-et-Tobago, ont héroïquement résisté à la Suède (0-0), à dix contre onze pendant une mi-temps, samedi. « C’est une grande performance », a sobrement lâché l’entraîneur néerlandais des Caribéens, Leo Beenhakker. « Dix contre onze, c’est dur », ajoute-t-il, rappelant qu’une minute après la mi-temps, Avery John a reçu un deuxième avertissement pour une vilaine faute sur l’ailier viking Wilhelmsson. Beenhakker, qui a notamment tenu les rênes du prestigieux Real Madrid d’Emilio Butrageno, en a vu d’autres, mais il laisse enfin filtrer un peu plus d’enthousiasme : « Je reconnais que les Suédois ont eu les meilleures opportunités, mais quand je compare les deux lignes d’attaque, je suis très fier du point que nous avons pris. » Les avants scandinaves sont champion (Larsson avec Barcelone) ou vice-champion d’Europe (Ljungberg avec Arsenal) et champion d’Italie (Ibrahimovic avec la Juventus), alors que les joueurs offensifs trinidadiens jouent le maintien en Écosse (Samuel à Dundee Utd) ou en 2e division anglaise (Stern John à Coventry). Mais c’est surtout derrière que Trinité-et-Tobago, qui dispute sa première Coupe du monde, a soutenu le comparaison avec la Suède. Son gardien vétéran (37 ans) Shaka Hislop, touché par la grâce, a découragé le prestigieux trio d’avants suédois. Yorke reconverti « Je ne sais pas si j’étais imbattable, mais, en tout cas, je me suis bien amusé aujourd’hui », a souri celui qui n’aurait pas été le héros du jour sans la blessure du titulaire, Kelvin Jack, victime d’une élongation à un mollet à quelques minutes du coup d’envoi. « Je n’ai pas eu d’arrêts exceptionnels à faire parce que l’équipe a vraiment bien défendu », tempère avec trop de modestie le joueur du club londonien de West Ham. En écho, le Suédois Fredrik Ljungberg estime, dépité, que son équipe aurait pu gagner « par 4 à 0 ». « Nous avons eu plein d’occasions, mais elles ne sont pas rentrées aujourd’hui, c’est comme ça que ça se passe quelquefois. Nous avons perdu patience. » Les Trinidadiens se sont appuyés sur un second vétéran, Dwight Yorke (34 ans, champion d’Europe 1999 à la pointe de l’attaque de Manchester United), pour bâtir leur exploit. Balayant devant... sa défense, le capitaine caribéen a contenu le trio Ljungberg-Ibrahimovic-Larsson. L’ancien buteur de MU – aujourd’hui champion d’Australie au Sydney FC –, reconverti en chef d’orchestre de la défense, permet à ses coéquipiers de profiter de son expérience. « Ce soir, conclut Hislop, un rêve s’est réalisé, quelle émotion ! Nous espérons que ce n’est qu’un début. » Il assure même : « Nous n’avons pas peur de l’Angleterre », l’ancien colon, le match le plus attendu par les Trinidadiens.
Appliquant à la lettre leur devise nationale, « Ensemble nous rêvons, ensemble nous réussissons », les joueurs du plus petit pays engagé au Mondial, Trinité-et-Tobago, ont héroïquement résisté à la Suède (0-0), à dix contre onze pendant une mi-temps, samedi.
« C’est une grande performance », a sobrement lâché l’entraîneur néerlandais des Caribéens, Leo Beenhakker. « Dix contre onze, c’est dur », ajoute-t-il, rappelant qu’une minute après la mi-temps, Avery John a reçu un deuxième avertissement pour une vilaine faute sur l’ailier viking Wilhelmsson.
Beenhakker, qui a notamment tenu les rênes du prestigieux Real Madrid d’Emilio Butrageno, en a vu d’autres, mais il laisse enfin filtrer un peu plus d’enthousiasme : « Je reconnais que les Suédois ont eu les meilleures opportunités, mais quand je...