Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Explosion souterraine ou en surface : les implications juridiques sont les mêmes

Hadi Rached persiste et signe : la thèse d’une ou de deux explosions qui auraient tué Rafic Hariri n’aura pas de répercussions juridiques importantes dans le cas précis des quatre généraux. Car, dit-il, même une explosion en surface n’aurait pu être commanditée et exécutée en dehors d’une organisation parfaitement ficelée. Le transport des 1 000 kg d’explosifs, l’itinéraire suivi par la Mitsubishi, la surveillance rigoureuse à laquelle a été soumis le convoi de Rafic Hariri, la préparation et l’exécution de l’attentat – d’une perfection déroutante – sont autant d’éléments qui font également partie d’une gestion et d’un encadrement bien étudiés, affirme le juriste. « Selon que l’on soit en présence d’une ou de deux explosions, dans les deux cas il y a eu des préparatifs monstres et une exécution qui n’a pu se faire sans la participation de plusieurs personnes et non des seules personnes détenues jusqu’à présent », dit-il. Tout en reconnaissant le fait que la planification d’une explosion souterraine est plus complexe et risquée, M. Rached reste convaincu que cela ne signifie pas, sur le plan juridique, une plus grande implication des services libanais. Car, dit-il, les enquêteurs n’ont toujours pas établi le lien de cause à effet. Quand bien même Brammertz prouvera aujourd’hui l’hypothèse d’une double explosion, « cela n’apporte pas pour autant les preuves nécessaires, puisque nous sommes toujours au plan des présomptions », ajoute l’avocat. Selon lui, c’est un « faux problème » du point de vue juridique, d’autant que la Syrie et ses agents libanais ont déjà été pointés du doigt par la résolution 1636, adoptée alors que la question de la modalité de l’explosion – en surface ou sous terre – n’avait pas encore été tranchée, indique le juriste. Et de rappeler que le juge allemand, Detlev Mehlis, avait également soupçonné la Syrie et ses agents libanais bien qu’il se soit prononcé pour une explosion en surface. Selon M. Rached, les généraux sont accusés, jusque-là, d’avoir spolié le lieu de l’attentat. « À ce stade, nous sommes en présence d’une simple présomption et non d’une preuve. Par conséquent, ils peuvent être accusés de responsabilité morale pour négligence, mais ils ne peuvent être accusés de crime tant qu’aucune indication concluante n’a été avancée dans ce sens», ajoute-t-il. « Pour cela, il faudra que la thèse de l’explosion souterraine soit liée à un autre moyen de preuve, tel qu’un témoignage ou un aveu », conclut le juriste. Je. J.
Hadi Rached persiste et signe : la thèse d’une ou de deux explosions qui auraient tué Rafic Hariri n’aura pas de répercussions juridiques importantes dans le cas précis des quatre généraux. Car, dit-il, même une explosion en surface n’aurait pu être commanditée et exécutée en dehors d’une organisation parfaitement ficelée.
Le transport des 1 000 kg d’explosifs, l’itinéraire suivi par la Mitsubishi, la surveillance rigoureuse à laquelle a été soumis le convoi de Rafic Hariri, la préparation et l’exécution de l’attentat – d’une perfection déroutante – sont autant d’éléments qui font également partie d’une gestion et d’un encadrement bien étudiés, affirme le juriste.
« Selon que l’on soit en présence d’une ou de deux explosions, dans les deux cas il y a eu des préparatifs...