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Changes et Bourses La Bourse de Beyrouth en très légère baisse

La Bourse de Beyrouth a terminé la séance d’hier en très légère baisse, les valeurs perdantes ayant pris à peine le dessus sur les valeurs gagnantes. Bien qu’il y ait eu quelques rachats à bon compte par endroits dans la plupart des compartiments de la cote, certains opérateurs hésitaient toujours à se replacer sur le marché des valeurs mobilières en cette période, très tourmentée politiquement, malgré les corrections enregistrées ces derniers jours. Ils semblaient craindre une grave crise politique dans le pays si la huitième réunion du dialogue national, qui a eu lieu hier après la clôture, se soldait par un fiasco sur le sujet très épineux du désarmement du Hezbollah. L’étroit volume d’échange indique que les investisseurs sont encore très prudents. Dans ce contexte, la tendance était partagée sur Solidere, les actions A ayant perdu 0,31 % contrairement aux actions B qui ont gagné 0,31 % également. Les valeurs bancaires ont été diversement traitées aussi avec la hausse de 0,82 % des certificats GDR de la BLOM Bank et de 0,07 % de ceux de la Bank Audi d’un côté, et de l’autre la baisse des actions ordinaires et prioritaires de la Byblos Bank de 0,43 % et de 2,15 % respectivement. Aux industrielles, le cimentier Holcim a bondi de 0,86 % après ses baisses sensibles récemment. En effet, l’indice BLOM des valeurs libanaises a reperdu 1,19 point ou 0,08 % à 1 543,39 points, dans des échanges toujours minces mais un peu plus nourris que la veille. À cet égard, on a relevé la négociation de 347 582 titres hier d’une valeur de 3 325 210 $, dont 99 460 actions de Solidere d’une valeur de 2 229 895 $, contre 80 162 titres d’une valeur de 2 733 075 $, dont 20 542 actions de Solidere d’une valeur de 461 581 $, la veille. Les Bourses européennes se sont à nouveau enfoncées hier, refroidies par l’évolution des places asiatiques et américaines, sur fond d’inquiétude persistante des investisseurs vis-à-vis des taux d’intérêt pour faire face aux risques inflationnistes. À cet égard, le relèvement par la BCE de son principal taux directeur à 2,75 % et de sa prévision d’inflation à 2,3 % en 2006 (voir par ailleurs) a été mal perçu par le marché. Cela d’autant que son président, Jean-Claude Trichet, a averti de continuer à augmenter ce principal taux directeur si le développement de l’inflation se confirme. Pourtant, la Bourse de New York est parvenue en fin de journée à recouvrer tout le terrain qu’elle avait perdu la veille sur une chasse aux bonnes affaires et après avoir passé une bonne partie de la séance d’hier dans le rouge. Les craintes liées au resserrement du crédit aux États-Unis se sont un peu dissipées après que la Maison-Blanche eut indiqué qu’elle revoyait à la hausse sa prévision de croissance de l’économie américaine à 3,6 % en 2006 au lieu de 3,4 % lors d’une précédente prévision faite en février. Cette perspective a été renforcée par le net recul des demandes d’allocations chômage aux États-Unis de 35 000 la semaine dernière pour s’inscrire à 302 000, alors qu’on tablait sur 330 000 demandes, laissant croire à une reprise conjoncturelle. L’euro au plus bas depuis un mois Sur les marchés des changes, l’euro a touché hier son plus bas niveau depuis un mois face au dollar, après le relèvement des taux d’intérêt dans sa région à 2,75 %, décision attendue et qui a déçu une frange du marché espérant une hausse plus importante (à 3 %). Cela d’autant que le président de la BCE n’a pas adopté, dans la conférence qu’il a tenue à cette occasion, un ton particulièrement haussier, pour éviter vraisemblablement aux marchés de s’emballer en anticipant trop de hausse de taux pour cette année. Élie KAHWAGI
La Bourse de Beyrouth a terminé la séance d’hier en très légère baisse, les valeurs perdantes ayant pris à peine le dessus sur les valeurs gagnantes. Bien qu’il y ait eu quelques rachats à bon compte par endroits dans la plupart des compartiments de la cote, certains opérateurs hésitaient toujours à se replacer sur le marché des valeurs mobilières en cette période, très tourmentée politiquement, malgré les corrections enregistrées ces derniers jours. Ils semblaient craindre une grave crise politique dans le pays si la huitième réunion du dialogue national, qui a eu lieu hier après la clôture, se soldait par un fiasco sur le sujet très épineux du désarmement du Hezbollah. L’étroit volume d’échange indique que les investisseurs sont encore très prudents.
Dans ce contexte, la tendance était partagée sur...