Et si le Brésil créait la surprise à la Coupe du monde de football ? D’ores et déjà présentés comme les futurs vainqueurs du Mondial qui s’ouvre demain en Allemagne, les Brésiliens, en cas de sacre final, inverseraient la récente tendance à la faillite des favoris dans les grandes compétitions internationales.
En 2004, la Grèce n’avait jamais remporté le moindre match en phase finale d’un Euro ou d’une Coupe du monde lorsqu’elle a été sacrée championne d’Europe, après avoir battu les tenants du titre français, les favoris tchèques et les organisateurs portugais.
Deux ans plus tôt, la Coupe du monde en Corée du Sud et au Japon avait accouché d’une finale opposant deux des pays les plus titrés, le Brésil et l’Allemagne, mais au terme d’une compétition marquée par des surprises en série, avec notamment l’élimination dès le premier tour des deux grands favoris du tournoi, la France et l’Argentine.
Et si le cinquième sacre mondial décroché par les Brésiliens en Asie ne rend pas fidèlement compte de l’originalité de la dernière Coupe du monde, il empêche également de se souvenir que les compatriotes de Ronaldinho ne s’étaient pas présentés dans ce tournoi avec l’étiquette de favoris. Ils avaient même craint de ne pas se qualifier pour la première fois de leur histoire pour une phase finale de Coupe du monde.
Quatre ans plus tard, toute la pression semble au contraire concentrée sur leurs épaules.
Plus d’excuses
Les parieurs qui misent sur une victoire du Brésil en Allemagne ne manquent pas d’arguments.
Les Brésiliens disposent d’atouts offensifs incomparables avec le Ballon d’or Ronaldinho, auquel cette Coupe du monde semble promise, avec le « phénomène » Ronaldo, meilleur buteur du dernier Mondial, avec le subtil Kaka et le puissant Adriano.
Le Brésil peut même se permettre, a priori, de laisser sur le banc des remplaçants celui qui est présenté comme la nouvelle « perle » du football auriverde, le Madrilène Robinho.
À cette traditionnelle panoplie offensive s’ajoute la rigueur défensive insufflée par Carlos Alberto Parreira, déjà sacré champion du monde en 1994 à la tête du Brésil.
Si cette Coupe du monde devait finalement échapper au Brésil au soir du 9 juillet, quelques outsiders habituels se détachent parmi les 31 autres équipes qualifiées.
Au premier rang d’entre eux figure l’Allemagne, pays organisateur dont le parcours dépendra en grande partie de la forme de son capitaine, meneur de jeu et buteur Michael Ballack.
Avec son talentueux milieu de terrain, l’Angleterre croit aussi fermement en ses chances, si elle récupère à temps son attaquant vedette Wayne Rooney.
L’Italie, de son côté, espère oublier par la grâce d’un Totti revenu de blessure les démons qui agitent son football national.
Pour sa part, la France clame haut et fort son ambition d’être présente à Berlin, le soir du 9 juillet pour la finale, même si rares sont ses supporters à croire en cette éventualité.
L’Argentine, enfin, effectue une préparation discrète dissimulant certainement une forte envie de revanche après l’échec de 2002.
Quelques novices à ce stade de la compétition tenteront tout de même de briser cet ordre établi, comme la Côte d’Ivoire, le Ghana ou l’Ukraine. Trinité et Tobago, l’Angola et le Togo effectuent également leur première apparition en Coupe du monde.
En cas de faillite, les favoris ne pourraient plus avancer les mêmes excuses qu’en 2002 ou en 2004 : l’exotisme et le climat du lieu de la compétition et la fatigue d’une saison éprouvante.
La FIFA leur a ainsi permis d’obtenir quelques semaines de récupération et de préparation avant leur entrée en lice dans un tournoi qui délivrera son verdict au bout de 64 matchs.
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En 2004, la Grèce n’avait jamais remporté le moindre match en phase finale d’un Euro ou d’une Coupe du monde lorsqu’elle a été sacrée championne d’Europe, après avoir battu les tenants du titre français, les favoris tchèques et les organisateurs portugais.
Deux ans plus tôt, la Coupe du monde en Corée du Sud et au Japon avait accouché d’une finale opposant deux des pays les plus titrés, le Brésil et l’Allemagne, mais au terme d’une compétition marquée par des surprises en série, avec...