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Actualités - Chronologie

France-Danemark : les oreilles des Bleus ne siffleront pas

L’équipe de France quitte l’atmosphère tendue du Stade de France pour retrouver une enceinte toute acquise à sa cause, ce soir face au Danemark à Lens, où les Bleus devraient offrir un visage assez proche de celui qu’ils présenteront contre la Suisse au Mondial 2006. Un signe encourageant ? À Bollaert, où ils ont joué début septembre en qualifications à la Coupe du monde, les Bleus restent sur un net succès (3-0) face aux îles Féroé, territoire autonome du... Danemark. Un match qui avait servi de répétition générale avant d’aller essuyer la tempête irlandaise à Dublin (1-0) trois jours plus tard. Avec le succès que l’on connaît. À Lens, il s’agit plus simplement de « préparer » le dernier match de préparation, France-Chine du 7 juin à Saint-Étienne, cette rencontre qui dira vraiment où en sont les Bleus, à quelques jours de leur entrée en lice en Coupe du monde et face à un adversaire asiatique qui viendra juste de rencontrer... la Suisse (3 juin). C’est donc bien la Chine – et non le Danemark – qui sera le baromètre des Bleus avant le grand saut dans l’inconnu, le 13 juin à Stuttgart. Jour J « En trois jours, les organismes ne vont pas gagner en potentiel physique, assure ainsi Willy Sagnol, un des cinq joueurs à avoir joué l’intégralité de la rencontre face au Mexique. Contre le Danemark, on va simplement essayer de trouver le rythme et de poursuivre dans le même état d’esprit. » « Ne nous demandez pas d’être prêts et opérationnels avant la bataille », souligne ainsi le sélectionneur Raymond Domenech, qui compte toutefois affiner ses réglages en vue du jour J. « Dans l’évolution de la préparation, on se rapproche du 13 juin, assure-t-il. L’objectif, c’est de préparer en priorité les joueurs qui devraient commencer contre la Suisse. On va réduire les incertitudes, c’est évident. » Sans surprise, Thierry Henry va donc retrouver le maillot bleu. L’assise défensive étant toute trouvée, avec la pieuvre Makelele postée devant le quatuor Sagnol-Thuram-Gallas-Abidal, c’est bien dans l’animation offensive qu’il faut encore trouver la bonne carburation. Car c’est devant que les Bleus doivent « réduire les incertitudes » et c’est devant qu’il faudra noter des progrès, même minimes. Mais alors que Zidane a dévoilé sa préférence pour un système à deux attaquants et qu’Henry ne rayonne jamais autant que seul en pointe, comme à Arsenal, Domenech, lui, assure qu’il n’a pas fait son choix. Émoussés « Je n’enlève aucune option, dit-il. L’attaque, c’est toujours le registre le plus difficile à mettre en place, ça demande de la fraîcheur, des automatismes mais aussi de la réussite. Et ce paramètre-là, on ne peut pas le travailler à l’entraînement... » Djibril Cissé, titulaire samedi, s’est toutefois déjà fait une religion : « Je pense que Titi (Henry) et David (Trezeguet) commenceront la Coupe du monde. » Une semaine seulement après l’ascension du glacier de la Grande-Motte à Tignes (3 656 m), quatre jours après un France-Mexique (1-0) où ils ont paru émoussés et alors qu’ils encaissent toujours des charges de travail physique assez lourdes sous la houlette de Robert Duverne, les Bleus ne viennent donc pas forcément briller à Bollaert. Ils viennent plutôt chercher du réconfort, après les sifflets entendus samedi et qui visaient Cissé, Barthez et Dhorasoo – et Domenech à travers eux –, auprès d’un vrai public, un des meilleurs de France. « On espère que les gens du Nord seront derrière nous, souligne Patrick Vieira. Ils savent supporter une équipe. »
L’équipe de France quitte l’atmosphère tendue du Stade de France pour retrouver une enceinte toute acquise à sa cause, ce soir face au Danemark à Lens, où les Bleus devraient offrir un visage assez proche de celui qu’ils présenteront contre la Suisse au Mondial 2006.
Un signe encourageant ? À Bollaert, où ils ont joué début septembre en qualifications à la Coupe du monde, les Bleus restent sur un net succès (3-0) face aux îles Féroé, territoire autonome du... Danemark. Un match qui avait servi de répétition générale avant d’aller essuyer la tempête irlandaise à Dublin (1-0) trois jours plus tard. Avec le succès que l’on connaît.
À Lens, il s’agit plus simplement de « préparer » le dernier match de préparation, France-Chine du 7 juin à Saint-Étienne, cette rencontre qui dira vraiment où en sont...