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Sfeir : « Les Libanais doivent respecter les résolutions internationales »

Le patriarche maronite, Mgr Nasrallah Sfeir, qui a achevé samedi sa tournée en France et au Vatican, a axé hier son homélie sur la question de la corruption, estimant que celle-ci « commence par ronger la tête avant de s’attaquer au reste du corps ». « Si la corruption n’est pas efficacement combattue, elle se répand à travers toute la société », a-t-il dit lors de la messe dominicale célébrée à Bkerké à l’intention de la Fédération des ligues des anciens des écoles catholiques, en présence notamment de l’ancien ministre, Michel Eddé. Et de poursuivre : « Il n’est pas nécessaire de rappeler ce qui se passe chez nous, la corruption étant devenue au cœur de tous les débats. Mais c’est de vous et de vos pareils que dépend la réforme. Commencez par vous-mêmes, pour que la réforme atteigne tous les secteurs de la société libanaise, ce qui n’est pas impossible, surtout si les intentions sont bonnes et si les volontés sont fermes. » Au terme de la messe, le président de la fédération, Nagy Khoury, a souligné l’importance du rôle joué par les écoles catholiques et par leurs anciens. Par ailleurs, le patriarche a reçu le président du Conseil général maronite, Wadih el-Khazen. Samedi, après son arrivée à l’aéroport de Beyrouth où l’attendait le ministre de la Justice, Charles Rizk, représentant le président de la République, Émile Lahoud, le patriarche Sfeir a été interrogé à propos des résolutions du Conseil de sécurité concernant le Liban. « Ce n’est pas la première fois que des résolutions internationales divisent le Liban. Mais les Libanais doivent respecter ces résolutions, puisqu’une résolution internationale est une résolution internationale, que nous ne pouvons pas modifier ou annuler », a-t-il dit. Quant à l’anniversaire de la libération du Sud, il a déclaré : « La Résistance a évidemment accompli certaines bonnes actions lorsqu’elle a obligé Israël à sortir du Liban. Mais il reste d’autres points qui sont conflictuels et que les responsables devront résoudre. » Enfin, à un journaliste qui lui demandait quand est-ce qu’il allait rencontrer le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, pour qu’une telle rencontre vienne compléter l’analogie qui existe entre leurs noms respectifs, Mgr Nasrallah Sfeir a tout simplement répondu en riant : « Il suffit que nous ayons le nom en commun. »
Le patriarche maronite, Mgr Nasrallah Sfeir, qui a achevé samedi sa tournée en France et au Vatican, a axé hier son homélie sur la question de la corruption, estimant que celle-ci « commence par ronger la tête avant de s’attaquer au reste du corps ». « Si la corruption n’est pas efficacement combattue, elle se répand à travers toute la société », a-t-il dit lors de la messe dominicale célébrée à Bkerké à l’intention de la Fédération des ligues des anciens des écoles catholiques, en présence notamment de l’ancien ministre, Michel Eddé. Et de poursuivre : « Il n’est pas nécessaire de rappeler ce qui se passe chez nous, la corruption étant devenue au cœur de tous les débats. Mais c’est de vous et de vos pareils que dépend la réforme. Commencez par vous-mêmes, pour que la réforme atteigne tous les...