Nourpachi Koulaïev, Tchétchène de 25 ans condamné vendredi à la prison à vie pour sa participation à la prise d’otages de l’école de Beslan en septembre 2004, s’est présenté lors de son procès comme un simple « exécutant », tombé là presque par hasard. Le procureur Nikolaï Chepel a lui-même reconnu qu’il n’était qu’un second couteau, incapable de fournir des renseignements-clés sur la rébellion tchétchène et sur Chamil Bassaïev, le chef de guerre radical qui a revendiqué la prise d’otages. Fils cadet d’une famille de paysans du sud montagneux de la Tchétchénie, Nourpachi Koulaïev était inconnu des forces de l’ordre jusqu’à Beslan. À la différence de son frère, Khanpachi, membre actif de la rébellion tué à Beslan avec les trente autres membres du commando.
Un troisième frère de cette famille de onze enfants est mort au combat lors de la seconde guerre contre Moscou, débutée en 1999, avait raconté son père, Abourkach Koulaïev, rencontré par l’AFP dans son village d’Enguenoï en 2005.
Plaidant non coupable, Nourpachi Koulaïev n’a cessé d’affirmer qu’il n’avait fait que suivre son frère Khanpachi, défendant la thèse qu’il s’était retrouvé presque par hasard le 1er septembre 2004 dans la cour de l’école n° 1 de Beslan.
« On ne m’a donné des armes qu’une fois arrivé dans cette école. Je n’ai pas tiré », a-t-il déclaré vers la fin du procès.
Les témoignages divergent cependant sur son comportement lors des presque 60 heures de prise d’otages. Aucun témoin n’a dit l’avoir vu tirer. Le juge a toutefois décrit un épisode où Koulaïev a lancé une grenade sur un otage qui tentait de fuir. Certains, comme Kazbek Dzarassov ou Zaïra Berdikova, ont évoqué sa cruauté. Cette dernière a expliqué avoir demandé à Koulaïev de mouiller un torchon pour étancher la soif de son enfant. Il lui a répondu : « “Qu’il meure, le salaud” avant de la frapper », a rappelé le juge lors de la lecture du verdict.
Nourpachi Koulaïev, Tchétchène de 25 ans condamné vendredi à la prison à vie pour sa participation à la prise d’otages de l’école de Beslan en septembre 2004, s’est présenté lors de son procès comme un simple « exécutant », tombé là presque par hasard. Le procureur Nikolaï Chepel a lui-même reconnu qu’il n’était qu’un second couteau, incapable de fournir des renseignements-clés sur la rébellion tchétchène et sur Chamil Bassaïev, le chef de guerre radical qui a revendiqué la prise d’otages. Fils cadet d’une famille de paysans du sud montagneux de la Tchétchénie, Nourpachi Koulaïev était inconnu des forces de l’ordre jusqu’à Beslan. À la différence de son frère, Khanpachi, membre actif de la rébellion tué à Beslan avec les trente autres membres du commando.
Un troisième frère de...
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