Marché de l’immobilier
Clientèle arabe : un appétit croissant
le 18 mai 2006 à 00h00
Bien qu’ils investissent toujours autant dans des terrains et des villas dans les régions montagneuses de Aley et du Metn, les ressortissants des pays du Golfe achètent de plus en plus des pied-à-terre à Beyrouth. Ce phénomène s’explique par plusieurs facteurs :
– le centre-ville de Beyrouth offre un cadre urbain rénové et planifié qui séduit les touristes étrangers ;
– les projets du front de mer beyrouthin sont l’œuvre de promoteurs locaux très expérimentés qui, dans la plupart des cas, construisent des édifices de qualité ;
– les promoteurs arabes sont de plus en plus présents sur le marché immobilier. Effet de réseaux et de connexions oblige, leurs projets séduisent plus facilement leurs compatriotes ;
– l’émergence d’espaces commerciaux, de restauration et de loisir à Beyrouth contribue à rendre cette ville plus agréable et attirante.
Un rapide tour d’horizon géographique permet de constater que le centre-ville est la première destination de la clientèle arabe. Celle-ci est particulièrement attirée par le gigantisme des tours de la région de Minet el-Hosn – autour de la baie du Saint-Georges – avec les trois « towers » Marina, Platinium et Beirut. Il est incontestable que les tailles (principalement de 600 à 800 m2 sans oublier les quelques appartements de 1 500 à 2 000 m2) et les prix (jusqu’à 7 000 dollars le m2) proposés ne peuvent que cibler une clientèle spécifique et très fortunée. Certains projets ont plus de 70 % de ressortissants du Golfe. Ce taux est actuellement de 100 % pour un immeuble en construction autour de la place des Martyrs. Les appartements des projets de la rue Foch sont également achetés par ce type de clients. À l’opposé, les ressortissants arabes boudent les nouveaux immeubles du quartier de Wadi Abou Jmil. Ils ne sont pas attirés par ce type de projets moins tape-à-l’œil que les mastodontes de béton du littoral.
Historiquement, la population du Golfe a toujours acheté dans les beaux quartiers de Beyrouth-Ouest. C’est encore le cas pour les appartements des projets Horizon Tower, al-Manara (Aïn el-Mreisseh), Manara 587, Astoria (Manara), Bahry Gardens, Dream Bay (Raouché) et à Ramlet el-Baïda. Néanmoins, au fur et à mesure, cette clientèle tend à s’éloigner du front de mer pour acquérir un logement à Verdun et à Koraytem.
Une nouvelle tendance se confirme. Les personnes des pays pétroliers du Golfe commencent à acheter des appartements à Achrafieh. Cela reste encore une toute petite partie de la clientèle de cette région, mais le processus est en marche. Certains pensaient qu’elles n’habiteraient jamais cette partie de Beyrouth. Finalement, il s’est avéré que la clientèle arabe ne voit pas d’inconvénients confessionnels et pratiques à y investir. À leurs yeux, Achrafieh est un quartier de la capitale comme un autre, dont les prix de vente sont nettement moins élevés qu’au centre-ville et que dans les quartiers du littoral ouest beyrouthin. L’immeuble Twin Towers – du promoteur Jamil Ibrahim – récemment terminé a été l’un des premiers à attirer des acheteurs du Golfe. L’immeuble Saifi Homes de la société Iqarat Lubnan, dont les actionnaires viennent en partie du Bahreïn, a également séduit 30 à 40 % de clients arabes.
En coopération avec RAMCO
Bien qu’ils investissent toujours autant dans des terrains et des villas dans les régions montagneuses de Aley et du Metn, les ressortissants des pays du Golfe achètent de plus en plus des pied-à-terre à Beyrouth. Ce phénomène s’explique par plusieurs facteurs :
– le centre-ville de Beyrouth offre un cadre urbain rénové et planifié qui séduit les touristes étrangers ;
– les projets du front de mer beyrouthin sont l’œuvre de promoteurs locaux très expérimentés qui, dans la plupart des cas, construisent des édifices de qualité ;
– les promoteurs arabes sont de plus en plus présents sur le marché immobilier. Effet de réseaux et de connexions oblige, leurs projets séduisent plus facilement leurs compatriotes ;
– l’émergence d’espaces commerciaux, de restauration et de loisir à Beyrouth contribue...
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