Technologie
Vol en formation : les défis
des horlogers de l’espace
le 17 mai 2006 à 00h00
Pour traquer la vie sur des planètes situées hors du système solaire, les scientifiques vont devoir apprendre à faire voler ensemble plusieurs satellites, maintenus sur leurs orbites avec une précision supérieure à celle des mécanismes des meilleures montres suisses. C’est le défi auquel se sont attelés l’Agence spatiale européenne et son homologue américain, la NASA, avec leurs projets d’observatoires spatiaux Darwin et Terrestrial Planet Finder (TPF), dont la concrétisation n’est pas attendue avant la seconde moitié de la prochaine décennie. Les deux initiatives reposent sur l’utilisation simultanée de satellites, œuvrant ensemble avec des précisions de l’ordre du millième de millimètre, alors que les pièces de haute horlogerie sont usinées au centième. Des constellations de satellites sont déjà utilisées pour les systèmes GPS ou l’observation de la planète Terre. Mais chaque engin y est commandé séparément depuis le sol. Et aucun n’est asservi à un autre, explique Dominique Séguéla, une spécialiste du vol en formation au Centre national d’études spatiales. Faire voler des satellites en formation sera pourtant indispensable pour détecter sur des planètes situées à des centaines d’années lumières les traces d’eau, de gaz carbonique et d’oxygène pouvant indiquer la présence de la vie. Pour corser le tout, le seul endroit où les satellites pourront évoluer avec la stabilité nécessaire se trouve à 1,5 million de km de la Terre, au deuxième point de Lagrange, à l’endroit où les attractions de notre planète et du Soleil s’annulent.
Pour traquer la vie sur des planètes situées hors du système solaire, les scientifiques vont devoir apprendre à faire voler ensemble plusieurs satellites, maintenus sur leurs orbites avec une précision supérieure à celle des mécanismes des meilleures montres suisses. C’est le défi auquel se sont attelés l’Agence spatiale européenne et son homologue américain, la NASA, avec leurs projets d’observatoires spatiaux Darwin et Terrestrial Planet Finder (TPF), dont la concrétisation n’est pas attendue avant la seconde moitié de la prochaine décennie. Les deux initiatives reposent sur l’utilisation simultanée de satellites, œuvrant ensemble avec des précisions de l’ordre du millième de millimètre, alors que les pièces de haute horlogerie sont usinées au centième. Des constellations de satellites sont déjà...
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