Somalie
La tension reste vive à Mogadiscio malgré une suspension des combats
le 16 mai 2006 à 00h00
La tension est restée très vive hier à Mogadiscio malgré la suspension des combats entre milices rivales, après l’annonce, la veille par les chefs coutumiers, d’un cessez-le-feu qui a été démenti par la coalition de chefs de guerre soutenue par les États-Unis. Des colonnes de combattants lourdement armés des deux camps patrouillaient dans le quartier Sisi, épicentre des combats meurtriers qui ont fait au moins 130 morts, dont de nombreux civils, et 300 blessés depuis le 7 mai, selon un dernier bilan de sources hospitalières.
Selon des témoins, le quartier est désormais divisé en deux. Une partie est contrôlée par les miliciens des tribunaux islamiques, soupçonnés par les services de renseignements occidentaux d’abriter des agents du réseau el-Qaëda d’Oussama Ben Laden. L’autre est tenue par l’Alliance pour la restauration de la paix et contre le terrorisme (ARPCT), qui regroupe des chefs de guerre. Pour protéger ses positions et empêcher les milices des Tribunaux de se renforcer, l’ARPCT a également érigé hier un barrage sur la route stratégique reliant la capitale à Afgoi, localité située à une trentaine de kilomètres au sud.
Dimanche soir, des chefs coutumiers avaient annoncé que les deux parties avaient accepté le « principe » d’un cessez-le-feu sans signer d’accord. Mais hier, le commandant de l’ARPCT dans le quartier Sisi, Nur Duklhe, a affirmé que les combats avaient cessé uniquement pour permettre aux tribunaux islamiques de retirer leurs troupes de la zone. « Soyons clairs. Il n’y a pas eu de discussions directes et aucun cessez-le-feu n’a été signé », a-t-il déclaré à l’AFP. Le porte-parole de l’Alliance, Hussein Gutale Raghe, a abondé dans ce sens : « Il n’y a pas de cessez-le-feu, un seul groupe est responsable de cette violence, et s’ils arrêtent, ce sera la fin des hostilités. »
Les Tribunaux islamiques ont de leur côté annoncé par la voix de leur président, cheikh Sharif Ahmad, avoir « accepté le cessez-le-feu proposé par les chefs coutumiers ».
La tension est restée très vive hier à Mogadiscio malgré la suspension des combats entre milices rivales, après l’annonce, la veille par les chefs coutumiers, d’un cessez-le-feu qui a été démenti par la coalition de chefs de guerre soutenue par les États-Unis. Des colonnes de combattants lourdement armés des deux camps patrouillaient dans le quartier Sisi, épicentre des combats meurtriers qui ont fait au moins 130 morts, dont de nombreux civils, et 300 blessés depuis le 7 mai, selon un dernier bilan de sources hospitalières.
Selon des témoins, le quartier est désormais divisé en deux. Une partie est contrôlée par les miliciens des tribunaux islamiques, soupçonnés par les services de renseignements occidentaux d’abriter des agents du réseau el-Qaëda d’Oussama Ben Laden. L’autre est tenue par l’Alliance...
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