Cette fois, les mannequins ne sont pas venus seuls. Les quatre superbes « models » choisies pour présenter un avant-goût de la collection automne-hiver de Céline et les modèles les plus représentatifs de l’été étaient accompagnées, invités par le TSG Group, du PDG de la marque, Serge Brunschwig himself, de la responsable de communication, Valérie Lebérichel, et du directeur régional, Jean-Jacques Guével.
Serge Brunschwig aligne dix années de carrière dans le groupe LVMH. Président de Louis Vuitton pour l’Asie et le Pacifique pendant cinq ans, président de Séphora-Europe pendant deux ans, il se dit fier de veiller aux destinées de Céline pour la troisième année. Il affirme: «Reprendre un flambeau comme celui-ci, continuer ce qui a été fait et si possible l’améliorer encore, encadrer une équipe de près de 1 000 personnes qui ont énormément donné à la marque et qui continuent de le faire, est extrêmement motivant.» Le Liban est une découverte pour ce grand voyageur qui a par contre connu beaucoup de Libanais sur les bancs des classes préparatoires de Paris. Il est fier de cette nouvelle implantation dans la droite ligne de la tradition expansionniste de Céline qui, rappelle-t-il, s’implanta au Japon en 1969, soit dix ans avant Vuitton ! Jean-Jacques Guével, quand à lui, ne tarit pas d’éloges pour la nouvelle styliste, Ivana Omazic, une jeune Croate qui a rejoint la marque il y a tout juste un an. En deux cycles complets, hiver et printemps, celle-ci a su d’instinct retrouver l’esprit couture-sportswear qui caractérise Céline. «C’est de l’acier gainé de velours» commente-t-il en regardant passer les modèles.
Et les modèles inspirent exactement cette impression de féminité qui ne s’en laisse pas conter. La chaîne logo joue les chaînes de motard avec ses doubles «C» amplifiés. La mousseline de soie s’harmonise avec le cuir, les décolletés s’arrondissent, dessinent le buste avec douceur, soulignant ainsi le contraste avec des tailles très structurées et des silhouettes strictes. Le gris et le noir sont attendris par des écumes de crème et de pêche très clair bordant la gorge. La transparence est d’ailleurs le maître-mot de cette collection d’une sensualité décalée. Elle s’exprime aussi bien dans les chemisiers que dans les savantes superpositions de textures délicates. Le plissé des jupes, en trompe-l’œil, est formé de bandes juxtaposées. Force et sensualité, structure et flou, la collection d’Ivana Omazic célèbre – il était temps – non plus la femme-objet, mais «la femme-sujet qui revendique sa féminité». Car, constate Serge Brunschwig, depuis le nouveau millénaire, le luxe est devenu une nécessité et les femmes recherchent le vêtement élégant non plus seulement pour le soir, mais aussi pour tous les jours.
En marge de la collection couture, une petite ligne est consacrée au golf, tendance qui s’affirmera dans une ligne plus étoffée. Toujours dans le domaine du sport, Valérie Lebérichel révèle que l’hiver prochain, une collection confidentielle consacrée au ski sera présente dans les stations de sports d’hiver élégantes des Alpes. Elle déclinera l’opale et le gris perle, assortis de gros-grain en gallons ornés d’edelweiss.
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Serge Brunschwig aligne dix années de carrière dans le groupe LVMH. Président de Louis Vuitton pour l’Asie et le Pacifique pendant cinq ans, président de Séphora-Europe pendant deux ans, il se dit fier de veiller aux destinées de Céline pour la troisième année. Il affirme: «Reprendre un flambeau comme celui-ci, continuer ce qui a été fait et si possible l’améliorer encore, encadrer une équipe de près...