Le 28 avril n’a pas créé de surprise. Le bilan négatif de la séance de dialogue national était appréhendé. Les quatorze participants à la table ronde n’ont pas réussi à trancher la question de la présidentielle, sans parler du dossier des armes de la Résistance, relégué désormais aux calendes grecques. À en croire la confidence d’un ministre, il s’agit à présent de jouer la montre, en attendant une quelconque inspiration ou pression, venue d’une capitale arabe ou occidentale.
Quant aux choses plus sérieuses, à savoir les questions d’ordre économique et social, elles ne tarderont plus à refaire surface, d’une façon pressante.
À cet égard, un responsable ayant participé à l’élaboration de la feuille de route pour la conférence Beyrouth I rappelle que le Liban est invité à montrer des preuves en matière de réformes pour que cette conférence puisse se tenir. Les réformes devraient, en premier lieu, concerner les trous noirs des finances publiques, à savoir l’électricité, la CNSS, le Conseil du Sud, pour ne citer que ceux-là. À titre d’exemple, cela fait vingt ans que les gouvernements successifs cherchent une solution au casse-tête de l’électricité. L’EDL coûte un milliard de dollars par an à l’État libanais. Dans le camp de l’opposition, on écarte l’idée même de la tenue de la conférence d’aide au Liban. Car, raconte une source de l’opposition, le gouvernement n’a pas l’intention de mettre les mains dans le cambouis des dossiers épineux. « S’il devait pleuvoir, des nuages auraient surgi », explique cette source, revenant sur un vieux dicton libanais.
Pour amorcer un plan de réformes, il faudrait commencer par changer le gouvernement. Voilà ce que préconisent le CPL et le binôme chiite Hezbollah-Amal. Ce n’est pas l’avis de la majorité au pouvoir, qui reste certaine que le gouvernement de Fouad Siniora demeurera tant que le président Émile Lahoud est à Baabda.
Reste à savoir si le prochain round du dialogue, le 16 mai prochain, débouchera sur une solution au niveau de la présidentielle ou si les quatorze ténors seront unanimes pour renvoyer ce dossier… à la prochaine rencontre. La vérité est qu’aucune des deux parties n’a de quoi céder à l’autre : l’équipe du 14 Mars exige une entente sur la procédure du départ de M. Lahoud avant de discuter du nom de son successeur, tandis que l’axe CPL-Hezbollah demande à connaître le nom du successeur avant de débattre du reste.
Tout permet donc de croire que chaque partie campera sur ses positions, tant qu’aucune capitale arabe ou occidentale ne propose d’élixir miracle…
Philippe ABI-AKL
Le 28 avril n’a pas créé de surprise. Le bilan négatif de la séance de dialogue national était appréhendé. Les quatorze participants à la table ronde n’ont pas réussi à trancher la question de la présidentielle, sans parler du dossier des armes de la Résistance, relégué désormais aux calendes grecques. À en croire la confidence d’un ministre, il s’agit à présent de jouer la montre, en attendant une quelconque inspiration ou pression, venue d’une capitale arabe ou occidentale.
Quant aux choses plus sérieuses, à savoir les questions d’ordre économique et social, elles ne tarderont plus à refaire surface, d’une façon pressante.
À cet égard, un responsable ayant participé à l’élaboration de la feuille de route pour la conférence Beyrouth I rappelle que le Liban est invité à montrer des preuves...
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