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Le gouvernement brésilien surpris

Le gouvernement Lula, surpris par la nationalisation des hydrocarbures par le président bolivien Evo Morales, a convoqué hier une réunion d’urgence, car le Brésil dépend pour moitié de la Bolivie pour sa consommation de gaz naturel. Un conseiller du président Luiz Inacio Lula da Silva, cité hier par la presse, a reconnu que le gouvernement brésilien avait été « pris de court » par le décret présidentiel bolivien, appuyé par l’occupation militaire des sites des compagnies étrangères nationalisées, y compris la brésilienne Petrobras. Le Brésil s’attendait à un « traitement différencié », à la fois en raison de l’importance des investissements effectués par Petrobras en Bolivie, un milliard de dollars depuis 1996, qu’en raison des liens politiques entre le président bolivien et Lula, qui avait activement soutenu Morales lors de sa campagne électorale. Le président de la compagnie Petrobras, Sergio Gabrielli, a souligné que la Bolivie avait pris une décision « unilatérale ». « Le Brésil prendra toutes les mesures légales pour préserver ses droits » en Bolivie, a dit M. Gabrielli, qui a été rappelé d’urgence à Brasilia alors qu’il était en déplacement aux États-Unis. Les enjeux sont à la taille des intérêts de Petrobras en Bolivie : principal investisseur en Bolivie, la compagnie brésilienne y représente à elle seule 24 % des impôts perçus, 20 % des investissements directs, 18 % du produit intérieur brut (PIB), selon les chiffres fournis par la compagnie brésilienne.
Le gouvernement Lula, surpris par la nationalisation des hydrocarbures par le président bolivien Evo Morales, a convoqué hier une réunion d’urgence, car le Brésil dépend pour moitié de la Bolivie pour sa consommation de gaz naturel.
Un conseiller du président Luiz Inacio Lula da Silva, cité hier par la presse, a reconnu que le gouvernement brésilien avait été « pris de court » par le décret présidentiel bolivien, appuyé par l’occupation militaire des sites des compagnies étrangères nationalisées, y compris la brésilienne Petrobras.
Le Brésil s’attendait à un « traitement différencié », à la fois en raison de l’importance des investissements effectués par Petrobras en Bolivie, un milliard de dollars depuis 1996, qu’en raison des liens politiques entre le président bolivien et Lula, qui avait...