La septième Coupe de France de football de l’histoire du Paris-SG, remportée ce week-end face à Marseille (2-1), ne pouvait pas mieux tomber pour le club parisien, qui sauve là in extremis une saison pour le moins tortueuse, mais qui nourrit aussi inévitablement quelques regrets.
Pour le Paris-SG, cette finale était à double tranchant. On n’ose en effet imaginer les répercussions qu’aurait eues une défaite, qui plus est face à son rival historique du sud : sans prendre de risque, il est clair que la saison du club de la capitale aurait alors été considérée comme désastreuse.
Même si tous les parapluies avaient été bien ouverts avant la rencontre par le président Pierre Blayau et l’entraîneur Guy Lacombe, répétant à l’envi que Paris ne « jouait pas sa saison » sur ce match, que tout était encore possible en championnat, personne n’était dupe : Paris jouait tout sur cette confrontation historique.
Mais voilà, les Parisiens, qui n’ont quasiment plus aucune chance d’accrocher l’Europe via le championnat, ont assuré l’essentiel au Stade de France : une place en Coupe d’Europe et un trophée en prime.
Les espoirs qu’avait suscités le recrutement du club à l’intersaison, avec les arrivées médiatisées de Kalou et Dhorasoo – les deux buteurs parisiens samedi (avec le premier but de la saison en club pour le Français) – et la Ligue des champions comme objectif avoué, nuancent un peu le tout : au final, la Coupe s’apparente tout de même au minimum syndical. Un minimum qui laisse un petit arrière-goût d’inachevé.
« Deuxième division
européenne »
Car si le PSG sera bien européen la saison prochaine, il sera en « deuxième division » continentale. « L’Europe pour moi, c’est la Ligue des champions », a sèchement résumé Vikash Dhorasoo après le match : la Coupe de l’UEFA n’a pas du tout la même saveur que la compétition reine.
Pour preuve, alors que la finale de la C1 entre Barcelone et Arsenal au Stade de France va concentrer toute l’attention des médias dans quelques semaines, Middlesbrough et Séville vont se disputer un trophée de C3 dans une indifférence rarement atteinte pour cette compétition.
Mais, comme l’a rappelé Alain Cayzac, le futur président, « c’est important pour Paris d’être européen ». « Je ne sais pas si cela sauve la saison, mais cela permet au club de remplir l’un des trois objectifs du club, qui était de remporter un trophée », a, lui, estimé Jérôme Rothen.
Pourtant, avec ce qu’a été capable de faire le PSG cette saison, en gagnant par exemple ses deux rencontres face à Bordeaux, actuel 2e de Ligue 1, et avec son parcours en Coupe, les Parisiens doivent inévitablement se dire qu’ils sont passés à côté de quelque chose.
« Mis à part Lyon, on pouvait battre n’importe quelle équipe », a assuré Letizi. Mais le problème, c’est que Paris pouvait aussi perdre contre n’importe quelle équipe, et l’a d’ailleurs prouvé à de nombreuses reprises (10 défaites en 35 journées).
« La chance qu’on n’a pas eue en championnat, on l’a peut-être eue en Coupe », a estimé Guy Lacombe. Il ne reste plus donc qu’à avoir la même chance en championnat la saison prochaine.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La septième Coupe de France de football de l’histoire du Paris-SG, remportée ce week-end face à Marseille (2-1), ne pouvait pas mieux tomber pour le club parisien, qui sauve là in extremis une saison pour le moins tortueuse, mais qui nourrit aussi inévitablement quelques regrets.
Pour le Paris-SG, cette finale était à double tranchant. On n’ose en effet imaginer les répercussions qu’aurait eues une défaite, qui plus est face à son rival historique du sud : sans prendre de risque, il est clair que la saison du club de la capitale aurait alors été considérée comme désastreuse.
Même si tous les parapluies avaient été bien ouverts avant la rencontre par le président Pierre Blayau et l’entraîneur Guy Lacombe, répétant à l’envi que Paris ne « jouait pas sa saison » sur ce match, que tout était encore...