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Actualités - Chronologie

Terrorisme Les avocats de Zacarias Moussaoui tentent de décrédibiliser leur client

Un document présenté par la défense de Zacarias Moussaoui atteste que Richard Reid, l’« homme aux chaussures piégées », ne devait pas participer aux attentats du 11-Septembre, comme l’avait affirmé le Français, qui revendiquait aussi un rôle dans ces attaques. Ce Britannique, qui purge une peine de prison à vie dans le Colorado, avait tenté de faire exploser un avion entre Paris et Miami, en décembre 2001, à l’aide de chaussures piégées. Lors de sa première intervention devant les jurés au tribunal fédéral d’Alexandria (Virginie, Est), Zacarias Moussaoui avait affirmé qu’il devait participer aux attentats en projetant un avion contre la Maison-Blanche, alors qu’il avait toujours nié auparavant devoir participer à ces attaques. Il a ensuite déclaré que son ami Richard Reid était son « second ». Plus tard, il a aussi indiqué que ce dernier n’était pas au courant. Mais dans un document présenté hier par la défense et résumant des informations classifiées dont l’accusation admet la validité, cette version est démentie. Non seulement Richard Reid n’avait pas connaissance, à l’avance, des attentats du 11-Septembre, mais aucune information n’indique qu’il devait y participer. « Il est très improbable que Reid ait fait partie de cette opération », indique le document en citant deux analystes du FBI (police fédérale) dont l’identité n’est pas révélée. Ces analystes notent que Richard Reid avait établi un testament en faveur de Moussaoui et ne devait donc, logiquement, pas mourir avec lui. Les avocats de Zacarias Moussaoui cherchent ainsi à décrédibiliser leur client et prouver que sa revendication d’un rôle dans les attentats du 11-Septembre est purement fantaisiste. La défense a aussi poursuivi hier la présentation de témoignages de proches des victimes des attentats du 11-Septembre en faveur du Français. Ces témoins ont évoqué leur tristesse mais aussi leur volonté de « réconciliation », de « compassion », de « compréhension ». Ils n’ont pas le droit, en vertu de la loi fédérale, d’exprimer ouvertement devant les jurés leur position sur la peine de mort. Mais, en témoignant pour la défense, c’est bien contre cette peine qu’ils cherchent à s’exprimer. Une fois que la défense annoncera avoir terminé sa présentation, l’accusation disposera d’un « droit de réponse », lui permettant d’appeler encore des témoins, probablement des spécialistes qui argueront que Moussaoui n’est pas atteint d’une maladie mentale. Après les réquisitions et plaidoiries finales, les jurés se retireront pour délibérer en vue d’un verdict, sans doute en début de semaine prochaine.

Un document présenté par la défense de Zacarias Moussaoui atteste que Richard Reid, l’« homme aux chaussures piégées », ne devait pas participer aux attentats du 11-Septembre, comme l’avait affirmé le Français, qui revendiquait aussi un rôle dans ces attaques. Ce Britannique, qui purge une peine de prison à vie dans le Colorado, avait tenté de faire exploser un avion entre Paris et Miami, en décembre 2001, à l’aide de chaussures piégées.
Lors de sa première intervention devant les jurés au tribunal fédéral d’Alexandria (Virginie, Est), Zacarias Moussaoui avait affirmé qu’il devait participer aux attentats en projetant un avion contre la Maison-Blanche, alors qu’il avait toujours nié auparavant devoir participer à ces attaques. Il a ensuite déclaré que son ami Richard Reid était son « second »....