Moubarak fait l’unanimité des chiites
du monde arabe contre lui
le 12 avril 2006 à 00h00
Du Koweït à l’Arabie saoudite en passant par le Liban, les propos du président égyptien Hosni Moubarak sur la loyauté présumée à l’égard de l’Iran des chiites vivant dans les pays arabes ont été critiqués et rejetés à l’unisson par les dirigeants de ces communautés. La présidence égyptienne a bien tenté de tempérer les propos de M. Moubarak, mais en vain. « Ce sont des déclarations irresponsables (...) et elles ne servent qu’à inciter au conflit confessionnel », a répliqué le député koweïtien Hassan Jowhar, exigeant « des excuses officielles » au nom de sa communauté. Le chef du Rassemblement des ulémas chiites au Koweït, sayyed Mohammad Baqer al-Mahri, a été encore plus net. « Notre loyauté va toujours à nos pays. Nous sommes prêts à prendre les armes et à combattre tout agresseur qui les attaquerait », a-t-il dit à l’AFP. « Mettre en doute la loyauté de tous les chiites vis-à-vis de leur pays est une injustice par rapport à l’histoire de ces chiites qui ont défendu leurs patries », a averti un dignitaire chiite saoudien, cheikh Hassan al-Safar. À Bahreïn, cheikh Ali Salmane, chef du plus grand mouvement politique chiite, l’Association de l’entente nationale islamique (AENI – opposition), a reproché au président égyptien son « manque de doigté (...) les chiites étant loyaux envers leurs pays et leurs régimes politiques ». Plus proches de nous, les deux mouvements Hezbollah et Amal ont demandé à M. Moubarak de corriger ses propos, affirmant que « les chiites du Liban ont prouvé leur patriotisme, leur crédibilité et leur loyauté, de par le sang versé au service de leur patrie et de leur nation ».
Par ailleurs, le Premier ministre irakien a annoncé hier que son pays a décidé de boycotter une réunion régionale sur l’Irak, prévue au Caire aujourd’hui, pour protester contre les propos de M. Moubarak. « Nous voulons par cette décision rappeler à nos frères la nécessité de soutenir l’Irak », a déclaré Ibrahim Jaafari. Le ministre égyptien des AE, Ahmad Abou el-Gheit, a immédiatement minimisé la décision de Bagdad, indiquant que la réunion aurait lieu avec ou sans la participation des Irakiens.
Du Koweït à l’Arabie saoudite en passant par le Liban, les propos du président égyptien Hosni Moubarak sur la loyauté présumée à l’égard de l’Iran des chiites vivant dans les pays arabes ont été critiqués et rejetés à l’unisson par les dirigeants de ces communautés. La présidence égyptienne a bien tenté de tempérer les propos de M. Moubarak, mais en vain. « Ce sont des déclarations irresponsables (...) et elles ne servent qu’à inciter au conflit confessionnel », a répliqué le député koweïtien Hassan Jowhar, exigeant « des excuses officielles » au nom de sa communauté. Le chef du Rassemblement des ulémas chiites au Koweït, sayyed Mohammad Baqer al-Mahri, a été encore plus net. « Notre loyauté va toujours à nos pays. Nous sommes prêts à prendre les armes et à combattre tout agresseur qui...
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