Serbie-et-Monténégro
La famille de Mladic dans
le collimateur des autorités
le 10 avril 2006 à 00h00
Les proches du général Ratko Mladic (photo) sont dans le collimateur des autorités serbo-monténégrines qui tentent d’utiliser les liens familiaux pour parvenir, comme elles l’ont promis, à arrêter dans le courant du mois l’un des fugitifs les plus réclamés par la justice internationale. « Si une personne, même Mladic, fait du chantage à tout un peuple, les autorités doivent réagir, ce qui comprend une pression accrue contre la famille », a indiqué samedi Blic, l’un des principaux quotidiens de Belgrade, citant une source des services de sécurité. « J’ai eu des entretiens avec des représentants des autorités pour des négociations sur la reddition de mon père, mais je ne veux pas donner de détails », a confirmé au journal Blic le fils de Ratko Mladic, Darko, tout en précisant que ces discussions avaient eu lieu en décembre de l’année dernière. Deux oncles maternels de Darko, Miroslav et Vuko Jedic, ont également été interrogés mercredi dernier après une perquisition à leurs domiciles, tandis que l’entreprise de matériel informatique du fils de Mladic a fait l’objet de vérifications fiscales. Ces pressions, auxquelles les autorités ne semblaient pas jusqu’à présent avoir recours, interviennent alors qu’un véritable compte à rebours a commencé pour l’arrestation de celui qui, depuis plus de 10 ans, défie la justice internationale. « Nous avons reçu des assurances claires du Premier ministre Vojislav Kostunica (...) sur la livraison de Ratko Mladic d’ici à la fin du mois d’avril », a déclaré jeudi dernier Anton Nikiforov, conseiller politique de la procureure du Tribunal pénal international (TPI) de La Haye, Carla Del Ponte. Ancien chef militaire des Serbes de Bosnie, Ratko Mladic, comme leur ancien chef politique Radovan Karadzic, est inculpé de génocide pour le siège de Sarajevo, qui a fait près de 10 000 morts, et le massacre à Srebrenica de près de 8 000 musulmans.
Les proches du général Ratko Mladic (photo) sont dans le collimateur des autorités serbo-monténégrines qui tentent d’utiliser les liens familiaux pour parvenir, comme elles l’ont promis, à arrêter dans le courant du mois l’un des fugitifs les plus réclamés par la justice internationale. « Si une personne, même Mladic, fait du chantage à tout un peuple, les autorités doivent réagir, ce qui comprend une pression accrue contre la famille », a indiqué samedi Blic, l’un des principaux quotidiens de Belgrade, citant une source des services de sécurité. « J’ai eu des entretiens avec des représentants des autorités pour des négociations sur la reddition de mon père, mais je ne veux pas donner de détails », a confirmé au journal Blic le fils de Ratko Mladic, Darko, tout en précisant que ces discussions avaient...
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