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Cascade de condamnations après l’assassinat des 3 fils Faddoul à Caracas

Le drame qui a frappé la famille Faddoul suite à l’assassinat, mercredi, de trois de leurs fils, continue de susciter des réactions d’indignation au Liban comme au Venezuela où a eu lieu le crime. Mercredi, Bryan (17 ans), Kevin (13 ans) et Jason (12 ans), les trois fils de John Faddoul, l’homme d’affaires libano-canadien résidant au Venezuela, ont été lâchement assassinés par leurs ravisseurs alors que les parents continuaient de négocier le paiement d’une rançon. À Tourza, village d’où le père est originaire, l’affliction était au rendez-vous et l’indignation à son paroxysme. Tout au long de la journée, les cloches des églises ont sonné le glas et les rubans noirs ont empli les ruelles. En signe de solidarité, les élèves du lycée public du village et de l’école des sœurs lazaristes se sont rassemblés dans les cours de récréation brandissant les photos des trois adolescents ainsi que des banderoles dénonçant ce crime odieux. À l’unanimité, les habitants du village ont réclamé aux responsables libanais de multiplier les contacts auprès des autorités vénézuéliennes, pour faire la lumière sur les circonstances du drame. À ce sujet, le président de la municipalité de Tourza, Lahoud Gergès, a affirmé avoir reçu un appel du bureau de la présidence de la République et du ministre des Affaires étrangères, Faouzi Salloukh, qui l’a informé des contacts déjà entrepris par l’ambassade libanaise à Caracas, et par l’ambassade du Venezuela au Liban, pour élucider cette affaire d’autant plus ambiguë que « le père des victimes avait assuré la somme d’argent réclamée par les ravisseurs », a précisé M. Gergès. Ce dernier a en outre exprimé les craintes des habitants du village qui, a-t-il dit, redoutent les répercussions de cette affaire notamment sur la communauté libanaise résidant au Venezuela dont plusieurs de ses membres sont originaires de Tourza. Le chargé d’affaires à l’ambassade du Venezuela, Joël Ramon Perez, s’est rendu au village pour présenter ses condoléances à la famille des victimes. Le diplomate a fait part de la profonde émotion suscitée par cette affaire qui « a secoué le peuple vénézuélien et son gouvernement, décidé à combattre ces crimes aux répercussions néfastes sur le pays ». Dépêché par le cardinal Nasrallah Boutros Sfeir, l’évêque Francis el-Bayssari a exprimé sa sympathie à la famille Faddoul et aux habitants de Tourza. Pour sa part, la députée Sethrida Geagea a condamné l’assassinat des trois adolescents estimant qu’il s’agit d’« une véritable tragédie qui a brisé les cœurs », au Liban comme à l’étranger. Mme Geagea a insisté à son tour sur l’importance d’œuvrer avec l’ensemble des responsables pour faire la lumière sur cette affaire. Même condamnation de la part de l’ancien chef d’État, Amine Gemayel, qui a estimé que la mort des trois fils Faddoul est une véritable perte pour le Liban. La communauté vénézuélienne vivant au Liban organise aujourd’hui une conférence de presse à 14h à Jounieh, en signe de solidarité avec les Vénézuéliens d’origine libanaise.

Le drame qui a frappé la famille Faddoul suite à l’assassinat, mercredi, de trois de leurs fils, continue de susciter des réactions d’indignation au Liban comme au Venezuela où a eu lieu le crime.
Mercredi, Bryan (17 ans), Kevin (13 ans) et Jason (12 ans), les trois fils de John Faddoul, l’homme d’affaires libano-canadien résidant au Venezuela, ont été lâchement assassinés par leurs ravisseurs alors que les parents continuaient de négocier le paiement d’une rançon.
À Tourza, village d’où le père est originaire, l’affliction était au rendez-vous et l’indignation à son paroxysme. Tout au long de la journée, les cloches des églises ont sonné le glas et les rubans noirs ont empli les ruelles.
En signe de solidarité, les élèves du lycée public du village et de l’école des sœurs lazaristes se...