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Actualités - Chronologie

CRITIQUES Hoss appelle à ne pas se précipiter dans les privatisations

L’ancien Premier ministre Sélim Hoss a émis hier une série de réserves sur le programme économique du gouvernement. Il a estimé que la hausse des impôts intervient au moment où « le citoyen souffre de la baisse de son pouvoir d’achat, que le chômage sévit dans les rangs de la classe ouvrière et que l’activité économique est morose », pénalisant ainsi les ménages à faible revenu. Selon lui, la hausse des recettes de l’État ne doit pas être liée à celle des impôts, mais au développement de l’activité économique et à l’augmentation des revenus du contribuable. Ensuite, M. Hoss a déploré l’absence d’une vision de réforme globale car « il n’y a pas de réformes économiques et financières possibles sans une réforme politique, sociale et administrative ». Concernant les privatisations, l’ancien Premier ministre craint que le Liban n’adopte le « capitalisme sauvage préconisé par les grandes puissances à l’extérieur de leurs frontières mais jamais à l’intérieur ». Il appelle ainsi à ne pas se précipiter dans un processus de privatisation totale. Selon lui, le gouvernement ne doit pas privatiser les compagnies bénéficiaires qui assurent un revenu important à l’État, notamment celles des cellulaires, rappelant au passage que les privatisations concerneront des entreprises en situation de monopole, ce qui se répercutera immanquablement sur le consommateur. Si elle est nécessaire, poursuit M. Hoss, la privatisation doit concerner la gestion et non la propriété. Enfin, l’ancien Premier ministre se prononce contre la suppression des subventions des prix des carburants, car les citoyens sont incapables de supporter les prix mondiaux. La solution réside, selon lui, dans la conclusion d’accords avec les pays producteurs pour faire bénéficier le Liban de prix spéciaux.
L’ancien Premier ministre Sélim Hoss a émis hier une série de réserves sur le programme économique du gouvernement.
Il a estimé que la hausse des impôts intervient au moment où « le citoyen souffre de la baisse de son pouvoir d’achat, que le chômage sévit dans les rangs de la classe ouvrière et que l’activité économique est morose », pénalisant ainsi les ménages à faible revenu. Selon lui, la hausse des recettes de l’État ne doit pas être liée à celle des impôts, mais au développement de l’activité économique et à l’augmentation des revenus du contribuable.
Ensuite, M. Hoss a déploré l’absence d’une vision de réforme globale car « il n’y a pas de réformes économiques et financières possibles sans une réforme politique, sociale et administrative ».
Concernant les privatisations,...