Lundi, dans les gradins du RCA Dome d’Indianapolis, Yannick Noah est plus tendu que son fils, en plein échauffement avec son équipe de l’Université de Floride avant la finale du championnat universitaire de basket américain NCAA.
« Je suis nerveux, c’est l’enfer », confesse-t-il en se tapant les cuisses avec les mains. « Je suis plus nerveux que lui », ajoute-t-il en désignant son fils, révélation de la saison NCAA.
Deux mi-temps plus tard, c’est une explosion de joie. Sous les yeux de son père, Joakim Noah, 21 ans, 2 m 09, a sans doute livré le match de sa jeune carrière.
Impérial en défense, auteur de 16 points (pour un taux de réussite de sept tirs sur neuf), neuf rebonds et six contres (sans précédent dans l’histoire de la NCAA), le fils de l’ex-numéro un du tennis français, vainqueur de Roland-Garros en 1983, le petit-fils du footballeur professionnel Zacharie Noah, a largement contribué à la victoire historique de l’Université de Floride face aux Californiens d’UCLA (73-57).
Premier Français à disputer une finale du championnat universitaire, Noah Jr été désigné en outre meilleur joueur de la phase finale.
« C’est indescriptible, c’est la meilleure sensation de ma vie (...). J’ai l’impression d’être sur un nuage. Non seulement je me sens bien, mais en plus tout sent bon, tout a bon goût », jubilait-il après la finale.
Le dimanche 5 juin 1983, après la balle de match de la finale de Roland-Garros face à Mats Wilander, Zacharie Noah s’était précipité sur le court pour embrasser son fils. Lundi, c’est le fils qui s’est précipité dans les tribunes pour embrasser le père.
« Je n’y avais pas pensé avant le match. Il s’agit juste de pur amour, quand vous gagnez, vous avez envie d’être avec ceux que vous aimez (...) et cela n’avait rien à voir avec le fait que mon père l’avait fait il y a 23 ans et que je voulais faire de même », explique-t-il. « Gagner devant sa famille, c’est un sentiment sans égal. »
« Premier au gymnase,
dernier à partir »
Mais il refuse d’être présenté comme « l’homme du match ». « En fin de compte, il ne s’agit pas de savoir qui a contré, qui a obtenu les meilleures stats, il s’agit d’obtenir des victoires et de gagner le match », dit-il, insistant sur l’œuvre collective.
« Toute l’équipe a travaillé durement. Toute cette sueur, toutes ces larmes, tous ces sacrifices pour vivre des moments comme celui-ci », ajoute-t-il.
Pour son coach, Billy Donovan, Joakim Noah est pourtant l’une des plus belles révélations de la saison.
L’an dernier, le jeune Français ne jouait en moyenne que trois minutes par match. Sa progression, le coach des Gators l’explique par son travail et son assiduité : « Premier arrivé au gymnase, dernier parti », dit-il. « On le voyait progresser », ajoute l’entraîneur.
Pour l’arrière Jordan Farmar, de l’UCLA, Joakim Noah sait exploiter sa grande taille par un « bon timing » et ses adversaires hésitent à le défier. « Il reste sur ses appuis, ne sort pas sur les feintes de tir. Il utilise sa taille comme un avantage et même s’il ne les contre pas, il modifie nombre de tirs », analyse-t-il.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Lundi, dans les gradins du RCA Dome d’Indianapolis, Yannick Noah est plus tendu que son fils, en plein échauffement avec son équipe de l’Université de Floride avant la finale du championnat universitaire de basket américain NCAA.
« Je suis nerveux, c’est l’enfer », confesse-t-il en se tapant les cuisses avec les mains. « Je suis plus nerveux que lui », ajoute-t-il en désignant son fils, révélation de la saison NCAA.
Deux mi-temps plus tard, c’est une explosion de joie. Sous les yeux de son père, Joakim Noah, 21 ans, 2 m 09, a sans doute livré le match de sa jeune carrière.
Impérial en défense, auteur de 16 points (pour un taux de réussite de sept tirs sur neuf), neuf rebonds et six contres (sans précédent dans l’histoire de la NCAA), le fils de l’ex-numéro un du tennis français, vainqueur de...