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Actualités - Chronologie

ISRAËL Le patronat et la Bourse de Tel-Aviv inquiets

Les milieux d’affaires israéliens s’inquiètent des revendications sociales en chaîne des futurs partis de la majorité, qui risquent de creuser le déficit budgétaire après la victoire électorale étriquée de Kadima, la formation centriste d’Ehud Olmert. Particulièrement nerveuse, la Bourse de Tel-Aviv a reculé de près de 4 % depuis l’annonce des résultats des législatives du 28 mars. Les médias se livrent de leur côté à d’intenses spéculations sur l’épreuve de force engagée autour du nom du prochain ministre des Finances, considéré comme le poste-clé du prochain gouvernement. Le chef du Parti travailliste, Amir Peretz, qui a fait campagne sur un programme social, souhaite obtenir ce portefeuille. Les dirigeants de Kadima ont pour le moment opposé leur veto et dénoncé les « tendances populistes » de M. Peretz, un ancien syndicaliste, et mettent en garde contre la fuite des investisseurs étrangers qu’une telle nomination pourrait susciter. « La Bourse a été déçue. Elle espérait que Kadima remporterait au moins 35 mandats (sur 120) comme le prédisaient les sondages, mais cette formation n’a obtenu que 29 députés », explique Avner Stepak, un des dirigeants de Meitav, un important fonds d’investissements. Les médias ont ainsi évalué à près de 2 milliards de dollars le montant des demandes au chapitre social des travaillistes (20 députés), du Shass ultraorthodoxe (12) et du Parti des retraités (7). Ces partis, qui peuvent appartenir à la majorité, entendent notamment obtenir la suppression des coupes claires pratiquées par le gouvernement sortant dans les allocations familiales et de chômage, les pensions et la couverture médicale. Conscient qu’il devra lâcher du lest après des années de politique économique ultralibérale, M. Olmert a annoncé dès son premier discours de victoire qu’il allait présenter « dans les prochaines semaines un plan détaillé en faveur des classes défavorisées ». Il a prévenu que les contribuables israéliens « devront en payer le prix ». Du côté du patronat, Shraga Brosh, le président de l’Association des industriels, a insisté pour que le prochain cabinet fasse adopter en priorité le budget 2006 et refuse de creuser le déficit. « Il faut tenir compte des investisseurs étrangers, et ne rien faire qui puisse provoquer un abaissement de notre crédit » auprès des agences de notation internationales, a-t-il prévenu. L’enjeu est vital pour l’économie israélienne : l’an dernier, les investissements étrangers ont atteint 5,5 milliards de dollars, contre 1,5 milliard l’année précédente.
Les milieux d’affaires israéliens s’inquiètent des revendications sociales en chaîne des futurs partis de la majorité, qui risquent de creuser le déficit budgétaire après la victoire électorale étriquée de Kadima, la formation centriste d’Ehud Olmert.
Particulièrement nerveuse, la Bourse de Tel-Aviv a reculé de près de 4 % depuis l’annonce des résultats des législatives du 28 mars. Les médias se livrent de leur côté à d’intenses spéculations sur l’épreuve de force engagée autour du nom du prochain ministre des Finances, considéré comme le poste-clé du prochain gouvernement. Le chef du Parti travailliste, Amir Peretz, qui a fait campagne sur un programme social, souhaite obtenir ce portefeuille. Les dirigeants de Kadima ont pour le moment opposé leur veto et dénoncé les « tendances populistes »...