Le Brésilien Ronaldo, accablé par la critique il y a peu, a retrouvé grâce aux yeux des commentateurs et des supporteurs du Real Madrid avant d’aller défier samedi le FC Barcelone lors de la 31e journée du championnat d’Espagne de football.
Deux buts en deux matchs auront suffi pour recevoir les compliments de la presse et les applaudissements du difficile public du Santiago-Bernabeu, et faire disparaître, ne serait-ce que temporairement, un surnom peu flatteur : le « gros ».
Ses buts : une égalisation salvatrice en fin de match sur le terrain de Saragosse (1-1) et une contribution à la large victoire dimanche face au Deportivo La Corogne (4-0). « Ronaldo a répondu », titrait le journal Marca au lendemain du succès face au Depor.
Du coup, le joueur veut croire que son creux de l’hiver est à ranger au rayon des mauvais souvenirs. Coupe du monde oblige, il pense la même chose pour son compatriote de l’Inter Milan, Adriano, lui aussi très critiqué.
« Mon ouragan est en train de passer... Il est déjà passé, confiait récemment Ronaldo, 29 ans, au journal brésilien O Estado. Celui d’Adriano aussi va passer. »
« Mon rendement dépend de celui de l’équipe, ajoutait-il. L’équipe a produit moins de jeu et mon niveau de jeu a baissé. Personne ne gagne seul. Cela n’existe pas. Je ne peux pas être décisif à tous les matchs. »
« Apéritif »
La situation de l’attaquant brésilien au Real Madrid semble fluctuer comme la cote d’un titre en Bourse. Après avoir laissé entendre qu’il pourrait partir, lassé par les sifflets du Bernabeu, Ronaldo a confié à la presse son envie de terminer son contrat avec le Real Madrid jusqu’en 2008.
Florentino Perez parti, tout le monde voyait le « meilleur avant-centre du monde » s’exiler en fin de saison. Mais le nouveau président du club, Fernando Martin, entend garder son double champion du monde.
Ronaldo, meilleur buteur du Real en Liga (12 buts), savoure son retour en grâce et, même s’il s’en défend, doit jubiler d’avoir répondu aussi rapidement à certaines critiques.
« Je crois que le Ronaldo d’aujourd’hui a trop d’années et de kilos. Ce n’est plus celui d’avant », estimait le Français Michel Platini.
« Je crois que ces joueurs brésiliens qui ne sont pas en forme se réservent pour la Coupe du monde », relevait Carlos Alberto Parreira, sélectionneur de la Seleçao.
Ses partenaires se réjouissent de ce retour au premier plan. Jusqu’à Guti, avec lequel il en serait pourtant venu aux coups dans le vestiaire, après le 8e de finale aller de Ligue des champions contre Arsenal (0-1).
« C’est le meilleur attaquant du monde, a dit Guti, et nous espérons que le but contre le Deportivo La Corogne soit seulement un apéritif de ce qu’il pourrait faire au Camp Nou. » Puis en Allemagne ?
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le Brésilien Ronaldo, accablé par la critique il y a peu, a retrouvé grâce aux yeux des commentateurs et des supporteurs du Real Madrid avant d’aller défier samedi le FC Barcelone lors de la 31e journée du championnat d’Espagne de football.
Deux buts en deux matchs auront suffi pour recevoir les compliments de la presse et les applaudissements du difficile public du Santiago-Bernabeu, et faire disparaître, ne serait-ce que temporairement, un surnom peu flatteur : le « gros ».
Ses buts : une égalisation salvatrice en fin de match sur le terrain de Saragosse (1-1) et une contribution à la large victoire dimanche face au Deportivo La Corogne (4-0). « Ronaldo a répondu », titrait le journal Marca au lendemain du succès face au Depor.
Du coup, le joueur veut croire que son creux de l’hiver est à ranger au rayon des...