Religion
L’Afghan converti prêt à mourir
pour la foi chrétienne
le 27 mars 2006 à 00h00
Abdul Rahman, l’humanitaire afghan passible de la peine de mort à Kaboul pour avoir renié l’islam, a confié à un journal italien être prêt à mourir pour sa nouvelle foi chrétienne. « Je ne veux pas mourir, mais si Dieu le décide, je suis prêt à assumer mes choix jusqu’au bout », déclare-t-il dans un entretien publié hier par La Repubblica. Abdul Rahman est un musulman âgé de 40 ans qui a choisi d’embrasser le christianisme dans un pays à près de 100 % musulman. La charia, la loi coranique sur laquelle se fonde partiellement le droit afghan, prévoit la peine de mort par pendaison pour les apostats. Son procès devrait s’ouvrir dans les jours à venir mais hier, le président du tribunal devant lequel doit comparaître M. Rahman a déclaré à l’agence Reuters que l’affaire comportait des failles et avait été renvoyée au parquet. M. Rahman a décidé d’assurer seul sa défense, étant donné le refus des avocats de plaider en sa faveur. En outre, la Cour suprême afghane a annoncé qu’elle allait enquêter davantage sur le cas de M. Rahman pour déterminer s’il est « mentalement apte » à être jugé. « Ses proches disent qu’Abdul Rahman n’a pas toutes ses capacités mentales, qu’il est fou. Lui-même dit entendre d’étranges voix dans sa tête (…) », a déclaré à l’AFP le porte-parole de la Cour suprême. Par ailleurs, le pape Benoît XVI s’est joint samedi au concert occidental de protestations en demandant par lettre au président afghan, Hamid Karzaï, la grâce d’Abdul Rahman. Hier, lors de la prière de l’angélus, il a de nouveau évoqué cette affaire en exprimant sa « solidarité » envers les chrétiens « persécutés pour leur foi » et ceux qui vivent dans des pays où « la liberté religieuse n’existe pas ».
Abdul Rahman, l’humanitaire afghan passible de la peine de mort à Kaboul pour avoir renié l’islam, a confié à un journal italien être prêt à mourir pour sa nouvelle foi chrétienne. « Je ne veux pas mourir, mais si Dieu le décide, je suis prêt à assumer mes choix jusqu’au bout », déclare-t-il dans un entretien publié hier par La Repubblica. Abdul Rahman est un musulman âgé de 40 ans qui a choisi d’embrasser le christianisme dans un pays à près de 100 % musulman. La charia, la loi coranique sur laquelle se fonde partiellement le droit afghan, prévoit la peine de mort par pendaison pour les apostats. Son procès devrait s’ouvrir dans les jours à venir mais hier, le président du tribunal devant lequel doit comparaître M. Rahman a déclaré à l’agence Reuters que l’affaire comportait des failles et avait...
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