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Actualités - Opinion

Monologues du Machin

Michel Audiard doit certainement donner des coups de pied dans sa pierre tombale. Les dialoguistes, place de l’Étoile, sont vraiment impayables ! Trois millions et demi de Libanais les fixent de leurs yeux torves, espérant une improbable phosphorescence du frottement de leurs neurones, et tout ce qu’ils récoltent après des heures de palabres, c’est « Inch’Allah, boukra, maalech ». IBM version arabe, quoi ! Qu’est-ce qu’il doit se dire comme âneries à huis clos pour qu’au sortir du trou, les gougnafiers « de premier rang » commencent d’abord par enfiler les poncifs autosatisfaits sur les « vertus du dialogue », « Le respect de la différence », « L’écoute de l’Autre » et nani nanère… Avant d’aller ensuite s’en mettre plein la gueule, chacun perché sur son caillou communautaire ! Donnez au Libanais, dit-on, le meilleur des concepts, il le salope en deux ou trois tours de cuiller à pot. Voilà donc un Machin pompeux supposé porter toutes les espérances. Celles des grincheux, comme celles des niaiseux. On y a emmené les poids lourds de la République. On les a installés autour d’une table, avec une jolie nappe pour le décor et un petit drapeau Koullouna au milieu pour le folklore. Les premiers jours, on les a nourris, blanchis, torchés aux frais du contribuable. Et au final, que trouve-t-on ? En guise de poids lourds, de vrais boulets tirant le pays vers le bas… La conférence était censée carburer sans relâche. Mais c’était sans compter avec ces artistes du système D. Désormais, elle se tiendra une fois par semaine. Ensuite, qui sait, une fois par mois puis aux équinoxes. Les Barons passeraient par hasard devant le Parlement, verraient de la lumière et monteraient boire un coup. Ils feraient une analyse littéraire des invectives de la semaine et puis, rebelote, chacun s’en ira à nouveau insulter les autres dans son coin. Le Libanais de base a tout compris, lui, et rabaissé depuis lurette ses prétentions : plus personne ne demande aux 14 attablés de construire le Liban de demain, mais juste tâcher d’essayer qu’il ne ressemble plus au Liban d’aujourd’hui. Gaby NASR
Michel Audiard doit certainement donner des coups de pied dans sa pierre tombale. Les dialoguistes, place de l’Étoile, sont vraiment impayables ! Trois millions et demi de Libanais les fixent de leurs yeux torves, espérant une improbable phosphorescence du frottement de leurs neurones, et tout ce qu’ils récoltent après des heures de palabres, c’est « Inch’Allah, boukra, maalech ». IBM version arabe, quoi !
Qu’est-ce qu’il doit se dire comme âneries à huis clos pour qu’au sortir du trou, les gougnafiers « de premier rang » commencent d’abord par enfiler les poncifs autosatisfaits sur les « vertus du dialogue », « Le respect de la différence », « L’écoute de l’Autre » et nani nanère… Avant d’aller ensuite s’en mettre plein la gueule, chacun perché sur son caillou communautaire !
Donnez au...