ÉTATS-UNIS
Bernanke : La Fed doit manier les taux courts avec prudence
le 22 mars 2006 à 00h00
Le président de la Réserve fédérale Ben Bernanke a déclaré lundi qu’il était difficile de savoir pourquoi les taux d’intérêt à long terme étaient aussi bas et que les autorités monétaires devaient fixer le loyer de l’argent avec prudence.
« Les implications pour la politique monétaire du comportement récent des rendements à long terme ne sont en aucun cas nettes », a dit Bernanke, dans un discours qu’il devait prononcer à l’Economic Club de New York.
Il a précisé qu’il ne considérait pas la « courbe des rendements très plate » actuellement tel le signal en puissance d’un ralentissement économique marqué, comme certains analystes s’en inquiètent.
Une telle courbe place les rendements des effets courts du Trésor américain très près des rendements des obligations à moyen ou long terme.
Bernanke a livré diverses explications possibles au niveau exceptionnellement bas des taux de rendement obligataire américains, en dépit d’une remontée régulière des taux courts par la Réserve fédérale, et en a conclu qu’il en découlait pour la politique monétaire une certaine ambiguïté.
Depuis juin 2004, la Fed a régulièrement relevé d’un quart de point le taux des fonds fédéraux pour le porter, actuellement, à 4,5 % et les marchés tiennent pour acquis qu’il passera à 4,75 % au terme de la réunion du Comité de politique monétaire (FOMC) des 27 et 28 mars. Les marchés des futures envisagent une bonne probabilité d’une décision finale en juin.
Bernanke a expliqué qu’en général, lorsque les taux longs reflètent une prime qui fléchit, soit la compensation exigée par les investisseurs pour couvrir les risques de perte dans le temps à détenir des effets longs, alors les taux courts doivent habituellement être plus élevés que la normale pour maintenir une économie en équilibre.
Mais, dans la mesure où les taux longs ont pu être influencés par des variables macroéconomiques, comme l’évolution de l’investissement et de l’épargne au niveau international, les taux courts peuvent alors être au contraire moins élevés.
Il a souligné que les autorités monétaires devaient surveiller de près les rendements obligataires lorsqu’elles prennent leurs décisions en matière de taux, mais elles devaient également prendre en compte tout un ensemble d’autres signaux relatifs à la santé économique du pays.
« En ne liant pas la politique monétaire à un ensemble d’indicateurs prévisionnels limité, nous risquons de perdre en simplicité, mais nous risquons aussi d’être moins induits en erreur lorsqu’une variable privilégiée se comporte de façon peu conventionnelle. »
Le président de la Réserve fédérale Ben Bernanke a déclaré lundi qu’il était difficile de savoir pourquoi les taux d’intérêt à long terme étaient aussi bas et que les autorités monétaires devaient fixer le loyer de l’argent avec prudence.
« Les implications pour la politique monétaire du comportement récent des rendements à long terme ne sont en aucun cas nettes », a dit Bernanke, dans un discours qu’il devait prononcer à l’Economic Club de New York.
Il a précisé qu’il ne considérait pas la « courbe des rendements très plate » actuellement tel le signal en puissance d’un ralentissement économique marqué, comme certains analystes s’en inquiètent.
Une telle courbe place les rendements des effets courts du Trésor américain très près des rendements des obligations à moyen ou long...
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