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Belarus Présidentielle sous haute tension, l’opposition dénonce des fraudes

L’opposition biélorusse a réuni entre six et sept mille personnes hier soir à Minsk autour de son candidat Alexandre Milinkevitch, pour protester contre le déroulement de l’élection présidentielle qui devrait donner la victoire à l’autoritaire président sortant Alexandre Loukachenko. Les bureaux de vote ont fermé à 20h00 heure locale (18h00 GMT) à l’issue d’une journée électorale apparemment exempte d’incidents, mais marquée par une grande tension. M. Loukachenko s’était dit sûr d’être réélu et avait promis de « briser le cou » à ses opposants s’ils osaient contester sa victoire dans la rue au soir du scrutin. Et, ces derniers jours, les autorités avaient menacé de réprimer durement tout rassemblement de protestation, assimilé à du « terrorisme », voire à une « tentative de coup d’État » inspirée par l’Occident. M. Loukachenko, au pouvoir depuis 12 ans et candidat à un nouveau mandat, était a priori assuré de remporter le scrutin dans ce pays souvent qualifié de dernière dictature d’Europe. Un sondage sortie des urnes réalisé par un organisme proche des autorités a prédit une victoire écrasante à M. Loukachenko, le créditant de plus de 81,1 %, une heure environ après la fermeture des bureaux de vote. En déposant son bulletin dans l’urne, le président sortant a assuré que le scrutin se déroulait « selon la législation biélorusse », pour couper court aux critiques émises en Occident et par l’opposition qui dénonçait un scrutin frauduleux. Au pouvoir depuis douze ans et qualifié de « dernier dictateur d’Europe » par Washington, le président biélorusse brigue un nouveau mandat de cinq ans.
L’opposition biélorusse a réuni entre six et sept mille personnes hier soir à Minsk autour de son candidat Alexandre Milinkevitch, pour protester contre le déroulement de l’élection présidentielle qui devrait donner la victoire à l’autoritaire président sortant Alexandre Loukachenko. Les bureaux de vote ont fermé à 20h00 heure locale (18h00 GMT) à l’issue d’une journée électorale apparemment exempte d’incidents, mais marquée par une grande tension. M. Loukachenko s’était dit sûr d’être réélu et avait promis de « briser le cou » à ses opposants s’ils osaient contester sa victoire dans la rue au soir du scrutin. Et, ces derniers jours, les autorités avaient menacé de réprimer durement tout rassemblement de protestation, assimilé à du « terrorisme », voire à une « tentative de coup d’État...