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Actualités - Opinion

L’unanimité dans le dialogue dope considérablement le gouvernement libanais

Comme le souligne un ministre, l’acquis le plus profitable du dialogue reste que les décisions se trouvent arrêtées à l’unanimité. Ce qui renforce considérablement le gouvernement libanais vis-à-vis de la Syrie. Comme vis-à-vis de la communauté internationale quand il s’agira d’en appliquer les résolutions. Les différends locaux endémiques sur les problèmes posés constituaient par eux-mêmes un élément de faiblesse dans les échanges à leur propos avec les parties étrangères concernées, ajoute ce ministre. Dès lors, les demandes du Liban n’étaient pas prises en compte, sous prétexte que les positions des acteurs de la scène locale n’étaient pas unifiées. Ainsi, malgré la teneur ou les engagements de la déclaration ministérielle qui engage en principe le gouvernement en place, les vues des ministres étaient loin de se rejoindre. Il y avait dispute tant sur l’armement de la Résistance que sur Chebaa, sur l’arsenal palestinien, sur l’échange de relations diplomatiques avec la Syrie, sur la révision des protocoles bilatéraux et sur le tribunal international. Les donnes se trouvent positivement changées maintenant, avec les arrangements déjà conclus. Quand il va rencontrer les dirigeants syriens, s’il les rencontre, le président Fouad Siniora sera donc fort d’un soutien national entier. On ne pourra pas lui objecter que ses propositions se trouvent contestées chez lui. De même, quand il voudra solliciter un concours international, ou arabe, pour concrétiser les résolutions adoptées dans le dialogue local, il se trouverait assuré de réponses favorables. L’argument, déjà retenu mais sous réserves, que l’application de la 1559 doit tenir compte des impératifs de l’unité nationale libanais, se trouve conforté. Et la voie paraît bien mieux ouverte vers Beyrouth I, conférence de donateurs. Il reste cependant à savoir quelle attitude la Syrie va adopter. Fera-t-elle écho au dialogue libanais en annonçant qu’elle est disposée à discuter du tracé de la frontière à Chebaa, pour en faciliter l’homologation comme terre libanaise à l’ONU ? Afin d’en promouvoir la libération, en transposant cette enclave de la 242 à la 425. Si la Syrie ne coopère pas dans ce domaine, la cause sera bien plus difficile à défendre. On se demande de même si la Syrie va accepter les relations diplomatiques pour réguler les rapports et traiter de toute question litigieuse, ce qui rendrait obsolète l’existence du Conseil supérieur libano-syrien. Pour le fond, la question est de savoir si la Syrie va admettre vraiment la souveraineté et l’indépendance du Liban, dans un cadre de relations assainies. Sans qu’aucun des deux pays ne s’immisce dans les affaires intérieures de l’autre. Et sans, non plus, qu’il représente un antre ou un passage pour des actions hostiles ou nuisant à l’autre. Dans le même cadre, la Syrie voudra-t-elle d’une révision des protocoles déséquilibrés antérieurement conclus ? Au sujet de la visite de rabibochage de Siniora à Damas, le ministre cité indique qu’une telle démarche doit être mûrement préparée pour en garantir le succès, car il vaut mieux qu’elle n’ait pas lieu si elle ne devait pas aboutir à des résultats positifs palpables. En effet, un éventuel fiasco ne ferait qu’envenimer des rapports déjà tendus à l’extrême. Cependant, la source ministérielle rappelle que la Ligue arabe, ou des pays comme l’Arabie saoudite et l’Égypte sont prêts à apporter leur concours dans le traitement du contentieux libano-syrien. Ils pourraient de la sorte, dès à présent, participer aux préparatifs de la visite de Siniora à Damas, mais sans aller jusqu’à une initiative d’arbitrage ou de médiation. Parce que les résolutions prises par les Libanais réunis sont suffisantes par elles-mêmes, l’aide arabe ne servant qu’à porter la Syrie à montrer de la bonne volonté. Comme le fait le Liban qui répète que son vœu le plus cher est d’établir avec son voisin du Nord des relations cordiales. Cependant, certains proposent qu’à l’instar de Taëf, l’on mette sur pied une commission arabe pour promouvoir des solutions, tant en ce qui concerne la Syrie que par rapport à l’armement palestinien au Liban. Émile KHOURY
Comme le souligne un ministre, l’acquis le plus profitable du dialogue reste que les décisions se trouvent arrêtées à l’unanimité. Ce qui renforce considérablement le gouvernement libanais vis-à-vis de la Syrie. Comme vis-à-vis de la communauté internationale quand il s’agira d’en appliquer les résolutions.
Les différends locaux endémiques sur les problèmes posés constituaient par eux-mêmes un élément de faiblesse dans les échanges à leur propos avec les parties étrangères concernées, ajoute ce ministre. Dès lors, les demandes du Liban n’étaient pas prises en compte, sous prétexte que les positions des acteurs de la scène locale n’étaient pas unifiées. Ainsi, malgré la teneur ou les engagements de la déclaration ministérielle qui engage en principe le gouvernement en place, les vues des...