Algérie
Réconciliation nationale : des centaines d’islamistes libérés depuis début mars
le 14 mars 2006 à 00h00
Des centaines d’islamistes algériens détenus pour terrorisme, dont plusieurs chefs, ont été libérés depuis début mars en Algérie, alors que des centaines d’autres doivent l’être ces prochaines semaines, en application d’une récente loi sur la « réconciliation nationale ». Depuis le 4 mars, plus de 300 islamistes ont été libérés des prisons algériennes, selon un décompte établi d’après des informations officielles et de presse. L’un des anciens chefs du Groupe islamique armé (GIA), Abdelhak Layada, dit Abou Adlane, condamné à mort par la justice algérienne et extradé du Maroc en 1993, figure parmi les derniers islamistes relâchés.
La loi, dite « Charte pour la paix et la réconciliation nationale », adoptée le 29 septembre dernier par référendum à l’initiative du président Abdelaziz Bouteflika, prévoit la libération de plus de 2 600 détenus pour mettre fin aux violences qui ont fait plus de 150 000 morts en Algérie depuis 1992. Elle offre également le pardon aux islamistes armés n’ayant pas commis des crimes de sang et se trouvant encore dans les maquis, à condition qu’ils se rendent dans un délai de six mois, aux termes d’une ordonnance de « mise en œuvre » adoptée le 27 février par le Conseil des ministres.
D’autres libérations sont attendues dans les semaines qui suivent, selon la presse algérienne, qui cite notamment la remise de peine ou la grâce de Kamel Boulemia, condamné à mort pour l’assassinat d’un ancien responsable du FIS.
La réconciliation nationale prévoit, en outre, l’arrêt de toute poursuite contre les forces de sécurité, ce que récusent les organisations de défense des droits de l’homme, et le règlement du douloureux cas des « disparus » par des indemnisations financières. Ce terme désigne des personnes arrêtées par les services de sécurité entre 1992 et 1998, et disparus depuis.
Des centaines d’islamistes algériens détenus pour terrorisme, dont plusieurs chefs, ont été libérés depuis début mars en Algérie, alors que des centaines d’autres doivent l’être ces prochaines semaines, en application d’une récente loi sur la « réconciliation nationale ». Depuis le 4 mars, plus de 300 islamistes ont été libérés des prisons algériennes, selon un décompte établi d’après des informations officielles et de presse. L’un des anciens chefs du Groupe islamique armé (GIA), Abdelhak Layada, dit Abou Adlane, condamné à mort par la justice algérienne et extradé du Maroc en 1993, figure parmi les derniers islamistes relâchés.
La loi, dite « Charte pour la paix et la réconciliation nationale », adoptée le 29 septembre dernier par référendum à l’initiative du président Abdelaziz...
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