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Ligue des champions : implosion des « Galactiques » au Real Madrid

L’élimination en huitième de finale de la Ligue des champions a sans doute mis fin à l’aventure « galactique » d’un Real Madrid qui s’achemine vers une troisième saison blanche et sèche d’affilée. Jamais depuis 1954 le club madrilène n’a connu une telle disette de trophées majeurs, et la démission de l’ancien président, Florentino Perez, donne à l’ensemble des allures de naufrage. Perez parti, les joueurs – ces fameuses étoiles du football mondial regroupées en galaxie dans l’univers du stade Santiago Bernabeu – se retrouvent désormais en première ligne, de même que l’entraîneur Juan Ramon Lopez Caro et, au sein de l’encadrement du club, les orphelins de l’ère Perez – qui s’achève paradoxalement l’année où le Real détrône Manchester United au sommet de la liste des clubs les plus riches du monde. « Madrid a enterré une époque à Highbury ». Le verdict d’El País au lendemain de l’élimination face à Arsenal est sans appel. Le quotidien sportif AS évoque, lui, « la fin de la galaxie ». Marca en appelle à la tenue d’élections immédiates pour doter le Real d’un nouveau président, estimant que le successeur désigné par Perez, Fernando Martin, ne peut se maintenir plus longtemps à ce poste. El Mundo s’attend pour sa part à une révolution. Les commentateurs imputent largement l’élimination (0-0 à Highbury, 0-1, but de Thierry Henry à l’aller à Madrid) aux choix de l’entraîneur. Juan Ramon Lopez Caro est jugé coupable d’avoir aligné contre Arsenal la « vieille garde » des Ronaldo, Raul et Zinedine Zidane au lieu de faire confiance aux nouvelles recrues du club (les Brésiliens Julio Baptista, entré à la 68e minute, et Robinho notamment). Ronaldo et Zidane sont particulièrement visés par les critiques, qui leur reprochent de ne pas tenir compte des spécificités du jeu de Raul. Reconstruction « Nous avons encaissé deux coups très rudes en Coupe et en Ligue des champions. Il nous faut maintenant être réalistes et nous assurer la deuxième place du championnat », admet le gardien du but, Iker Casillas. « Pour l’heure, il faut rester unis, les décisions sur l’avenir de cette équipe seront prises à la fin de la saison », poursuit-il. Sorti de la Ligue des champions, éliminé de la Coupe du roi, à dix points derrière Barcelone en Primera Liga, le Real est mûr pour une réforme radicale. Et les joueurs, tout « galactiques » qu’ils soient, ne sont plus protégés. Ronaldo, qui se sent mal aimé par le public madrilène, a annoncé le mois dernier qu’il ne s’était « jamais senti chez moi à Bernabeu » et ne cache pas ses intentions de partir à la fin de la saison. Zidane, qui aura 34 ans le 23 juin, pourrait prendre sa retraite après la Coupe du monde. Roberto Carlos, qui occupe le couloir gauche du Real depuis 1996, pourrait lui aussi être amené à s’en aller. Dans l’ombre de ces stars, Ivan Helguera et Michel Salgado sont aussi sur la liste des départs. Les jours de Lopez Caro semblent eux aussi comptés, mais les entraîneurs se presseront-ils au guichet pour un poste surexposé et qui a connu ces dernières saisons un « turnover » impressionnant ? Lopez Caro (en poste depuis décembre 2005), Vanderlei Luxemburgo (2004-2005), Mariano Garcia Remon (2004), José Antonio Camacho (2004, trois matches), Carlos Queiroz (2003-2004), Vicente del Bosque (1999-2003) : le Real modèle Perez en est à son sixième entraîneur en autant de saisons. La presse avance pourtant le nom de Fabio Capello, actuellement à la tête de la Juventus, mais qui a conquis en 1997 le titre avec le Real. Rafael Benitez (Liverpool) aurait été approché. Vicente del Bosque, débarqué par Perez en dépit de deux titres de champion et deux Coupes européennes, est également pressenti.
L’élimination en huitième de finale de la Ligue des champions a sans doute mis fin à l’aventure « galactique » d’un Real Madrid qui s’achemine vers une troisième saison blanche et sèche d’affilée.
Jamais depuis 1954 le club madrilène n’a connu une telle disette de trophées majeurs, et la démission de l’ancien président, Florentino Perez, donne à l’ensemble des allures de naufrage.
Perez parti, les joueurs – ces fameuses étoiles du football mondial regroupées en galaxie dans l’univers du stade Santiago Bernabeu – se retrouvent désormais en première ligne, de même que l’entraîneur Juan Ramon Lopez Caro et, au sein de l’encadrement du club, les orphelins de l’ère Perez – qui s’achève paradoxalement l’année où le Real détrône Manchester United au sommet de la liste des clubs les...