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Cyclisme - Troisième étape de la course Paris-Nice Floyd Landis aux commandes

L’Américain Floyd Landis (Phonak) a pris les commandes de la course cycliste Paris-Nice, hier à Saint-Étienne, où la victoire dans la troisième étape est revenue à son compagnon d’échappée, l’Espagnol Patxi Vila (Lampre). Landis (téléphoto AFP), ancien lieutenant de son compatriote Lance Armstrong, a pris le dessus sur tous ses adversaires dans l’ascension du col de la Croix-de-Chaubouret (10 km à 6,5 %), la dernière difficulté de cette dure étape de 168,5 kilomètres à travers les monts du Lyonnais puis du Pilat. Seul, Vila est parvenu à garder le contact pour enlever son premier succès, à l’âge de 30 ans, chez les professionnels. Derrière le duo qui s’est dégagé à l’approche du sommet du col, à 20 kilomètres de l’arrivée, les poursuivants ont perdu gros. Plus d’une minute pour le trio formé par les Espagnols Samuel Sanchez et Toni Colom avec le champion du Luxembourg Frank Schleck, en avant-garde d’un autre groupe d’une dizaine d’unités comprenant notamment l’Italien Pietro Caucchioli, le Portugais José Azevedo et le Néerlandais Erik Dekker. Les écarts ont dépassé les trois minutes pour les premiers Français (Vasseur, Casar, Dessel), sèchement ramenés à l’échelon inférieur bien que David Moncoutié ait fait illusion avant d’être victime d’une fringale. Ils se sont élevés à plus de quatre minutes pour le Suédois Thomas Lovkvist, à plus de huit minutes pour le vainqueur de l’année passée, l’Américain Bobby Julich, vainqueur dimanche du prologue. Un présage pour le Tour Quant au Belge Tom Boonen, revêtu du maillot jaune et blanc de leader au départ donné sous la pluie dans les vignobles de Juliénas, il a cédé près de six minutes. Débordé dans la Croix-de-Chaubouret, que le peloton avait abordé groupé derrière deux attaquants (A. Martinez, Van Summeren), le champion du monde a grimacé et a laissé partir les premiers. À mi-col, le dernier rescapé des nombreux mouvements offensifs du début d’étape, l’Espagnol Alberto Martinez, a été rejoint et dépassé entre les champs de neige parsemant la montagne du Pilat. Caucchioli et Azevedo, longtemps intercalés à une cinquantaine de mètres, n’ont pu revenir sur le petit groupe de tête (Landis, Vila, Schleck, Colom, Sanchez) qui s’est déchiré plus haut encore, à 1 700 mètres du sommet. L’accélération de Landis, accompagné par Vila, a permis au duo de basculer avec 30 secondes au col (1 201 m d’altitude) et d’accroître son avance dans la rapide descente vers Saint-Étienne. Au sprint, Vila, un Basque qui habite à 500 mètres de la frontière française, a devancé Landis, désormais en position idéale pour gagner Paris-Nice malgré les deux abandons enregistrés dans son équipe Phonak. L’Américain, qui a grandi parmi des mennonites refusant certains progrès techniques (notamment les appareils électriques), a progressé dans l’ombre d’Armstrong qu’il a servi à trois reprises dans le Tour de France. Ambitionnant de devenir leader, il a rejoint l’année passée l’équipe Phonak et a pris la 9e place du Tour 2005. À 30 ans, le récent vainqueur du Tour de Californie s’estime mûr pour de plus hauts objectifs. À un journaliste qui lui demandait s’il voyait ce maillot de leader comme un présage pour le prochain Tour de France, Landis a répondu avec un grand sourire : « Je l’espère... »
L’Américain Floyd Landis (Phonak) a pris les commandes de la course cycliste Paris-Nice, hier à Saint-Étienne, où la victoire dans la troisième étape est revenue à son compagnon d’échappée, l’Espagnol Patxi Vila (Lampre).
Landis (téléphoto AFP), ancien lieutenant de son compatriote Lance Armstrong, a pris le dessus sur tous ses adversaires dans l’ascension du col de la Croix-de-Chaubouret (10 km à 6,5 %), la dernière difficulté de cette dure étape de 168,5 kilomètres à travers les monts du Lyonnais puis du Pilat. Seul, Vila est parvenu à garder le contact pour enlever son premier succès, à l’âge de 30 ans, chez les professionnels.
Derrière le duo qui s’est dégagé à l’approche du sommet du col, à 20 kilomètres de l’arrivée, les poursuivants ont perdu gros. Plus d’une minute pour le trio...