La nouvelle du report des séances du dialogue a pris de court les Libanais, qui, après avoir commencé à espérer une entente « made in Lebanon », se sont vus brusquement confrontés au blocage tant redouté. Mais les sources proches du chef du Courant du futur ont une autre approche de la situation, beaucoup moins pessimiste. Selon ces sources, le dialogue avait atteint le stade des décisions et celles-ci nécessitaient des concertations hors de l’enceinte du Parlement.
Sur le dossier de la présidence de la République, par exemple, les sources proches du chef du Courant du futur affirment que toutes les parties se sont mises d’accord sur la nécessité du changement. Mais il leur restait à s’entendre sur le nom du futur locataire de Baabda. Et pour cela, les participants au dialogue, notamment les personnalités chrétiennes, ont estimé qu’ils doivent consulter le patriarche maronite Nasrallah Sfeir, qui reste l’autorité suprême en la matière.
Au sujet du dossier de la libanité des fermes de Chebaa, les mêmes sources précisent que toutes les parties sont d’accord pour que le gouvernement envoie un dossier avec les documents prouvant cette libanité aux Nations unies. Mais avant d’annoncer une telle décision, il faudrait aussi entreprendre des contacts avec l’Onu et avec les pays membres du Conseil de sécurité, pour éviter que la démarche libanaise ne soit mal accueillie ou qu’elle soit bloquée par un veto américain, dû à des manœuvres israéliennes. Ce serait bien dommage, estiment ces sources, d’avoir constitué un dossier en béton et de le voir neutralisé parce que le terrain n’avait pas été bien préparé. Selon les mêmes sources, le gouvernement ne souhaiterait pas faire un faux pas dans ce domaine et préférerait mettre à profit le répit dans les séances du dialogue pour que des contacts soient établis avec la communauté internationale.
Les menaces palestiniennes
Enfin, concernant le dossier des armes palestiniennes, la proposition d’un délai de six mois pour éliminer toutes les positions hors des camps, avant de leur trouver une solution, même dans les camps, a été favorablement accueillie par les participants au dialogue, mais le porte-parole du FPLP-Commandement général, Anouar Raja, a aussitôt menacé d’un bain de sang si l’on s’approchait des positions palestiniennes hors des camps. Dans ces conditions, les leaders réunis au Parlement ont préféré entreprendre des contacts avec les partenaires concernés, notamment avec la nouvelle autorité palestinienne, essentiellement composée du Hamas, avant d’adopter la moindre décision, dans ce sens. De même, les participants se seraient engagés à user de leur influence auprès des différentes organisations palestiniennes pour contourner tous les obstacles.
Le principal objectif des participants au dialogue serait donc de ne pas annoncer un accord qui ne serait pas appliqué, ou qui, parce qu’il ne bénéficie pas des bénédictions nécessaires, ranimerait la tension entre les différents protagonistes.
Ce serait donc, selon les sources proches du Courant du futur, pour assurer une plus grande réussite au processus de dialogue que les protagonistes ont souhaité se donner quelques jours de répit. Sans oublier le fait que lundi prochain, le leader du PSP sera de retour et que sa participation aux séances du dialogue est nécessaire, surtout qu’elles entrent dans leur phase décisive.
Les mêmes sources ajoutent que lorsque l’idée de la suspension a été lancée, elle a aussitôt fait l’unanimité chez les présents, chacun sans doute pour des raisons propres. Mais le résultat est le même. Par contre, les sources proches du Courant du futur démentent toutes les rumeurs sur des échanges vifs ou sur des blocages au cours de la séance écourtée d’hier. Elles reprennent les propos rassurants de Saad Hariri, qui a insisté sur le fait que le dialogue n’est pas interrompu et qu’il ne comporte que des éléments positifs.
S. H.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La nouvelle du report des séances du dialogue a pris de court les Libanais, qui, après avoir commencé à espérer une entente « made in Lebanon », se sont vus brusquement confrontés au blocage tant redouté. Mais les sources proches du chef du Courant du futur ont une autre approche de la situation, beaucoup moins pessimiste. Selon ces sources, le dialogue avait atteint le stade des décisions et celles-ci nécessitaient des concertations hors de l’enceinte du Parlement.
Sur le dossier de la présidence de la République, par exemple, les sources proches du chef du Courant du futur affirment que toutes les parties se sont mises d’accord sur la nécessité du changement. Mais il leur restait à s’entendre sur le nom du futur locataire de Baabda. Et pour cela, les participants au dialogue, notamment les personnalités...