La BCE juge sa politique monétaire toujours accommodante
le 07 mars 2006 à 00h00
Le président de la Banque centrale européenne a estimé hier que la politique monétaire de la BCE demeurait accommodante et a souligné le niveau historiquement bas des taux d’intérêt à long terme au sein de la zone euro.
« Nous avons des taux d’intérêt à long terme, à dix ans, à 30 ans, à 50 ans, qui sont historiquement parmi les plus bas sinon les plus bas que nous ayons atteint depuis 50 ans, voire 100 ans », a souligné Jean-Claude Trichet lors d’une conférence de presse. Il a réaffirmé que le conseil des gouverneurs de la BCE « n’avait pris aucune décision ex-ante » sur une éventuelle succession de hausse des taux.
Mais il a rappelé que la BCE prendrait « les décisions appropriées, le moment venu compte tenu de (son) analyse des risques pour la stabilité des prix. »
Le président de la BCE a de nouveau justifié la décision de relèvement des taux directeurs par « une augmentation des risques d’inflation dans une perspective de moyen terme ».
« La probabilité que l’on puisse dépasser 2 % (d’inflation) à moyen terme augmente », a-t-il déclaré.
Si la crédibilité de la Banque centrale dans la lutte contre l’inflation était mise en cause, les taux de marché remonteraient, ce qui pénaliserait la croissance et les créations d’emplois, a prévenu Jean-Claude Trichet.
Les marchés financiers ont interprété les mises en garde de la BCE sur les risques inflationnistes comme une annonce de la poursuite de la hausse des taux directeurs. Ils anticipent un nouveau relèvement en juin et n’excluent pas une quatrième hausse en septembre. Le président de la BCE a aussi estimé que l’évolution des marchés de l’immobilier au sein de la zone euro devait être suivie « de près ».
Les prêts faits aux particuliers pour l’immobilier progressent de 11,7 % l’an, soit « à une vitesse trois fois supérieure à la vitesse du produit intérieur brut en valeur », a-t-il souligné.
« Nous avons des différences très importantes de pays à pays (...). Cette moyenne renforce le sentiment que dans certains pays nous avons une galopade », a-t-il ajouté.
Il a ajouté qu’en matière d’immobilier, la BCE n’était pas « alarmée » au niveau de l’ensemble de la zone euro. « Mais il y a certainement des éléments qui doivent nous conduire à être extrêmement attentifs », a-t-il prévenu.
Le président de la Banque centrale européenne a estimé hier que la politique monétaire de la BCE demeurait accommodante et a souligné le niveau historiquement bas des taux d’intérêt à long terme au sein de la zone euro.
« Nous avons des taux d’intérêt à long terme, à dix ans, à 30 ans, à 50 ans, qui sont historiquement parmi les plus bas sinon les plus bas que nous ayons atteint depuis 50 ans, voire 100 ans », a souligné Jean-Claude Trichet lors d’une conférence de presse. Il a réaffirmé que le conseil des gouverneurs de la BCE « n’avait pris aucune décision ex-ante » sur une éventuelle succession de hausse des taux.
Mais il a rappelé que la BCE prendrait « les décisions appropriées, le moment venu compte tenu de (son) analyse des risques pour la stabilité des prix. »
Le président de la BCE a...
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