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Franc-maçonnerie, arche royale, grand prieuré… Édimbourg, capitale des sociétés initiatiques

Tout touriste un peu curieux en visite à Édimbourg observera immédiatement la prolifération de bâtiments abritant des « sociétés secrètes » ou des « fraternités initiatiques ». Les passants pourront ainsi découvrir à chaque coin de rue une loge, un chapitre ou un temple appartenant à l’un des multiples ordres qui se trouvent dans la capitale écossaise. De quoi attribuer à Édimbourg le titre de capitale des sociétés initiatiques… En plein cœur d’Édimbourg, au centre-ville, se dresse l’imposante façade du « Freemasons’ Hall » l’édifice qui abrite la « grande loge d’Écosse ». L’entrée n’est pas interdite au « profane ». Au contraire, un intendant est là pour faire découvrir au visiteur le sens des différents symboles et objets présentés dans le très riche musée de la franc-maçonnerie qui se trouve sur place, ainsi que d’autres parties du bâtiment, telles que l’immense « loge » utilisée pour les réunions. De l’autre coté de la ville, se trouve le siège principal d’un autre ordre initiatique également rattaché aux francs-maçons, le « grand chapitre de l’Arche royale d’Écosse ». Non loin de lui se dresse une ancienne bâtisse abritant la « grande loge de l’Ordre royal d’Écosse » (Royal Order of Scotland). Il faut également mentionner l’existence d’une fraternité de chevalerie, connue sous le nom de « grand prieuré d’Écosse »… Cette propagation de sociétés initiatiques correspond parfaitement au style de vie des Écossais, riche en traditions et légendes. En outre, ces fraternités illustrent à merveille l’attachement de ce peuple à des valeurs spirituelles imprégnées de catholicisme. Ici, on est bien loin des rumeurs insinuant que la franc-maçonnerie est l’ennemie de l’Église. Ou bien qu’elle est le produit du sionisme, comme le suggèrent beaucoup à travers le monde, et notamment au Liban. Le pays du Cèdre est d’ailleurs bien connu parmi les « frères maçons » écossais. En effet, deux des trois principaux personnages du mythe fondateur de la franc-maçonnerie viennent de Tyr. Il s’agit du « Hiram », roi de cette ancienne ville phénicienne, ainsi que de « Hiram Abi », architecte du fameux temple de Salomon. Le troisième personnage étant le roi Salomon. L’intendant du musée franc-maçon se montre, par ailleurs, très surpris de la prétendue animosité entre l’Église et la franc-maçonnerie. Selon lui, « le problème ne se pose pas en Écosse ». Dans ce pays, de nombreux religieux sont en effet membres de la « grande loge d’Écosse » et occupent souvent le poste d’aumônier dans leurs loges respectives, précise-t-il. Historiquement, l’un des particularismes de la franc-maçonnerie écossaise depuis des siècles est d’ailleurs « la fidélité indéfectible de beaucoup à la maison des Stuart et à la religion catholique, seule “Sainte Église” pour eux aux termes des vieilles obligations ». Beaucoup d’églises ont, en outre, été construites par des francs-maçons. L’exemple le plus frappant en Écosse est la fameuse « Rosslyn Chapel », dont la construction débuta en 1446 et dura plus de 40 ans. L’église est truffée de symboles francs-maçons : des trois piliers de la nef principale représentant les trois piliers de la franc-maçonnerie, aux petites figurines dissimulées de part et d’autre de la chapelle personnifiant les trois premiers grades de la confrérie, l’apprenti, le compagnon et le maître. Des signes qui cohabitent très bien, sous le même toit, avec les symboles religieux et les sculptures évoquant des scènes ou des personnages de l’Ancien et du Nouveau Testament. Toutefois, la réputation de « Rosslyn Chapel » s’est principalement construite sur les mystères qui entourent certains ornements comme des épis de blés provenant des Amériques, alors que ce continent n’était pas encore découvert. Des petits cubes gravés sur les arcades et dont les symboles, combinés ensembles, formeraient une symphonie musicale suscitent aussi de nombreuses interrogations. « Rosslyn Chapel » recèle également un grand secret, d’après la légende. Sous l’église se trouverait en effet une cave souterraine, ayant les mêmes dimensions que l’édifice religieux. Une référence au principe ésotérique de la « Table d’Hermès » : « Tout ce qui est en bas est comme ce qui est en haut. » Dans cette cave se trouveraient quatre coffres que les templiers ont pu sauver après leur fuite de France. Toujours selon la légende, le « Saint-Graal » se trouverait également caché dans cette oubliette qui n’a plus été ouverte depuis le XVIIIe siècle. Une décision qui s’explique officiellement par des raisons de sécurité. Le fait de garder cette cave fermée offre néanmoins l’immense intérêt d’entretenir le mythe et d’attirer les curieux. Voire d’inspirer les écrivains, parmi lesquels, probablement, un certain Dan Brown, auteur du Da Vinci Code. A. A.
Tout touriste un peu curieux en visite à Édimbourg observera immédiatement la prolifération de bâtiments abritant des « sociétés secrètes » ou des « fraternités initiatiques ». Les passants pourront ainsi découvrir à chaque coin de rue une loge, un chapitre ou un temple appartenant à l’un des multiples ordres qui se trouvent dans la capitale écossaise. De quoi attribuer à Édimbourg le titre de capitale des sociétés initiatiques…
En plein cœur d’Édimbourg, au centre-ville, se dresse l’imposante façade du « Freemasons’ Hall » l’édifice qui abrite la « grande loge d’Écosse ». L’entrée n’est pas interdite au « profane ». Au contraire, un intendant est là pour faire découvrir au visiteur le sens des différents symboles et objets présentés dans le très riche musée de la...