«La visite de Condoleezza Rice (la secrétaire d’État américaine) est l’équivalent d’un feu vert donné aux forces du 14 Mars dans la bataille menée pour destituer le chef de l’État. » C’est ce qu’a déclaré hier l’ancien Premier ministre, Omar Karamé, au cours d’une conférence de presse organisée à son bureau à Tripoli.
M. Karamé, qui a évoqué tour à tour les divisions internes autour notamment de la 1559, du désarmement du Hezbollah et du renversement du président de la République par « des moyens non constitutionnels », a mis en garde contre une éventuelle détérioration de la situation dont « plus personne ne pourra contrôler les conséquences » , a-t-il dit.
« Si la date limite de la destitution du président est fixée au 14 mars comme annoncé, cela veut dire qu’elles (les forces du 14 Mars) prévoient une escalade à tous les niveaux », a souligné M. Karamé.
Selon lui, « le recours à la rue, dans un pays comme le Liban qui comprend deux camps dont personne ne peut renier la puissance, signifie que nous sommes face à une révolution et non à des moyens constitutionnels ».
« S’ils (les partisans du 14 Mars) cherchent à paralyser les institutions, cela aboutira à une situation encore plus chaotique qu’elle ne l’est déjà», a-t-il ajouté.
Évoquant les propos de la responsable US lors de son escale beyrouthine, notamment au sujet de la 1559, M. Karamé, a indiqué que cette résolution « vise essentiellement les armes du Hezbollah qui sont là pour la défense du Liban ».
Même son de cloche chez le ministre de l’Énergie et de l’Eau, Mohammad Fneich, qui a affirmé que la politique américaine menace la paix dans la région comme cela s’est vu en Palestine et en Irak. « C’est dans ce contexte qu’il faut placer la visite de la secrétaire d’État américaine », a-t-il dit.
«La visite de Condoleezza Rice (la secrétaire d’État américaine) est l’équivalent d’un feu vert donné aux forces du 14 Mars dans la bataille menée pour destituer le chef de l’État. » C’est ce qu’a déclaré hier l’ancien Premier ministre, Omar Karamé, au cours d’une conférence de presse organisée à son bureau à Tripoli.
M. Karamé, qui a évoqué tour à tour les divisions internes autour notamment de la 1559, du désarmement du Hezbollah et du renversement du président de la République par « des moyens non constitutionnels », a mis en garde contre une éventuelle détérioration de la situation dont « plus personne ne pourra contrôler les conséquences » , a-t-il dit.
« Si la date limite de la destitution du président est fixée au 14 mars comme annoncé, cela veut dire qu’elles (les forces...
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