L’Olympique de Marseille, bien positionné défensivement et créatif offensivement, à défaut d’être efficace, a obtenu un résultat nul encourageant à Bolton (0-0), hier soir en 16es de finale aller de la Coupe de l’UEFA de football.
L’OM n’aura pas inscrit le but si vital à l’extérieur, en dépit de franches opportunités. Mais sa capacité à déstabiliser les Anglais par son compromis vitesse-technique est de bon augure pour le retour, jeudi prochain, au stade Vélodrome.
Le jeu de Bolton a le mérite de la limpidité. Une construction simplifiée au maximum sur les côtés, invariablement conclue par un centre ou un ballon long vers ses grands gabarits.
La recette n’est pas destinée à surprendre, mais a réussi en Coupe de l’UEFA, où les Wanderers étaient invaincus avant la rencontre, pour leur première participation à cette compétition.
L’OM subissait donc, comme attendu, un barrage aérien persistant dans le premier quart d’heure. Quelques frissons couraient bien sur l’échine de ses supporteurs, mais le trio Beye-Déhu-Cesar faisait très honorablement front.
Régulièrement mis à contribution, Barthez devait s’opposer à une frappe cristalline d’Okocha (7). Mais c’était un autre Nigérian que l’on remarquait le plus : Oruma orchestrait parfaitement les remontées des Marseillais, de plus en plus à l’aise au fil des minutes.
Offrande
Par deux fois même, Niang parvenait à s’élancer plein axe, mais pour toujours trop enlever sa frappe (14, 35). Le soufflet anglais quelque peu retombé, l’OM faisait apprécier sa maîtrise collective.
Taiwo bénéficiait alors d’une belle chance, après un bon décalage de Ribéry. Rentré côté gauche, il adressait dans un angle très fermé une frappe puissante, difficilement détournée des deux poings par Jaaskelainen (44).
Une occasion plus belle encore se présentait à la reprise à Niang, qui avait pris de vitesse Ngotty. Seul face à Jaaskelainen, le Sénégalais tentait un dribble extérieur. Mais le gardien finlandais s’allongeait impeccablement (50).
Le jeu des deux équipes contrastant toujours aussi fortement, Bolton répliquait dans son style lapidaire. Vaz Te s’arrachait dans la surface sur un long ballon, obligeant Barthez à un arrêt réflexe décisif (69).
Bolton commençait à montrer pourquoi Arsène Wenger, le manageur d’Arsenal, l’avait accusé ce week-end d’utiliser tous les « trucs » du football, cumulant provocations et réclamations.
Les décisions de l’arbitre échauffaient un peu les esprits des Marseillais, soudain moins sereins et plus en peine pour tenir le ballon. Mais ils conservaient suffisamment de lucidité pour éviter le pire, malgré une ultime énorme frayeur sur une tête de Giannakopoulos (90+1).
L’Olympique de Marseille, bien positionné défensivement et créatif offensivement, à défaut d’être efficace, a obtenu un résultat nul encourageant à Bolton (0-0), hier soir en 16es de finale aller de la Coupe de l’UEFA de football.
L’OM n’aura pas inscrit le but si vital à l’extérieur, en dépit de franches opportunités. Mais sa capacité à déstabiliser les Anglais par son compromis vitesse-technique est de bon augure pour le retour, jeudi prochain, au stade Vélodrome.
Le jeu de Bolton a le mérite de la limpidité. Une construction simplifiée au maximum sur les côtés, invariablement conclue par un centre ou un ballon long vers ses grands gabarits.
La recette n’est pas destinée à surprendre, mais a réussi en Coupe de l’UEFA, où les Wanderers étaient invaincus avant la rencontre, pour leur première...
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