Accompagné de son premier conseiller Omrane Reza et de Julie Tétard, (affaires politiques), Geir Pedersen, représentant de Kofi Annan, s’est rendu hier auprès de Charles Rizk. But de la visite : poursuivre les discussions sur une éventuelle cour internationale pour juger l’assassinat du président Rafic Hariri et de ses compagnons. Le ministre de la Justice était donc entouré, pour cette conférence, du président du Conseil supérieur de la magistrature, Antoine Khair ; de Ralf Riachi, coordinateur avec la commission internationale d’enquête ; du directeur du service dit du contentieux, Chucri Sader ; de l’avocate générale près la Cour de cassation, Jocelyne Tabet et, bien entendu, du juge d’instruction Élias Eid. Les échanges ont porté sur l’accélération de la mise en place des critères de composition et de procédure de la juridiction internationale, à la lumière des études que prépare le ministère de la Justice, en conformité avec la résolution 1644 prise par le Conseil de sécurité à la demande du Liban. À l’issue des entretiens, le ministre Rizk a relevé qu’à la veille de la commémoration du martyre du président Hariri, il a estimé que le meilleur moyen d’honorer sa mémoire est d’accélérer les démarches visant à organiser une cour à caractère international. Il a précisé que les échanges avec Pedersen et ses collaborateurs ont porté sur les grandes lignes que devra débattre sous peu la délégation de magistrats libanais appelée à se rendre au siège de l’ONU à New York, pour y rencontrer, notamment, l’officier traitant du dossier, Nicolas Michel, venu dernièrement à Beyrouth en mission d’exploration. Au retour de la délégation libanaise, et à la lumière des résultats de sa mission, le gouvernement libanais prendra les décisions qui s’imposent, a ajouté le ministre Rizk. On apprend de source informée que cette délégation sera formée de MM. Sader et Riachi.
Pedersen
De son côté, Geir Pedersen a exprimé son appréciation de l’initiative du ministre, à la veille de la commémoration du crime terroriste dont le président Hariri a été victime, confirmant que l’on allait poursuivre le défrichage entamé par Nicolas Michel en vue d’une cour à caractère international. Pedersen a tenu à souligner que l’ONU traite ce dossier avec le plus grand sérieux et espère qu’il y aura bientôt des progrès. Ajoutant que, dans ce sens, la réunion d’hier avait été excellente et a permis de passer en revue les idées émises du côté libanais, que la délégation va transmettre à New York. Interrogé sur les têtes de chapitres du projet, Pedersen a toutefois refusé d’entrer dans les détails, car le processus d’échanges est en cours, aussi bien à New York bientôt, qu’à Beyrouth actuellement. Il a cependant répété que les débuts sont extrêmement prometteurs, que la compréhension mutuelle ne fait que se renforcer entre le Liban et l’ONU. À une autre question sur l’existence d’éléments suffisants pour entamer un procès, le représentant de Kofi Annan a répondu qu’il ne faut pas faire d’amalgame et que le sujet sous étude reste, pour le moment, la formation d’une cour de justice à caractère international.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Accompagné de son premier conseiller Omrane Reza et de Julie Tétard, (affaires politiques), Geir Pedersen, représentant de Kofi Annan, s’est rendu hier auprès de Charles Rizk. But de la visite : poursuivre les discussions sur une éventuelle cour internationale pour juger l’assassinat du président Rafic Hariri et de ses compagnons. Le ministre de la Justice était donc entouré, pour cette conférence, du président du Conseil supérieur de la magistrature, Antoine Khair ; de Ralf Riachi, coordinateur avec la commission internationale d’enquête ; du directeur du service dit du contentieux, Chucri Sader ; de l’avocate générale près la Cour de cassation, Jocelyne Tabet et, bien entendu, du juge d’instruction Élias Eid. Les échanges ont porté sur l’accélération de la mise en place des critères de composition et de...