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Arménie Échec des négociations sur le Nagorny-Karabakh

Les présidents de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan, Robert Kotcharian et Ilham Aliev, ont clos samedi des négociations de deux jours près de Paris sur l’enclave disputée du Nagorny-Karabakh, sans parvenir à poser les bases d’un règlement négocié à ce conflit vieux de près de 20 ans. Les médiateurs du Groupe de Minsk (Russie, États-Unis, France) au sein de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) ont fait part de l’absence totale de progrès dans les discussions, renvoyant à un réexamen du dossier début mars à Washington. Les négociations portaient sur l’adoption de « principes fondamentaux » devant servir de base à un futur règlement négocié sur le statut du Nagorny-Karabakh, cette enclave arménienne qui a fait sécession de l’Azerbaïdjan après un conflit meurtrier au début des années 1990. Ces pourparlers à huis clos et en tête à tête au château de Rambouillet, près de Paris, avaient pourtant commencé vendredi sur une note d’espoir. Les médiateurs ont la difficile tâche de trouver une solution qui tienne compte à la fois de la position de l’Azerbaïdjan, qui insiste sur le respect de son intégrité territoriale, et de l’Arménie, qui invoque le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. La République autoproclamée du Nagorny-Karabakh, peuplée par 145 000 Arméniens et soutenue par Erevan, a fait sécession à l’issue d’un conflit qui a fait, entre 1988 et 1994, près de 25 000 morts et des centaines de milliers de déplacés. L’Arménie contrôle depuis sept régions azerbaïdjanaises limitrophes qui lui ouvrent un corridor vers le Nagorny-Karabakh. Malgré un cessez-le-feu signé en 1994, les accrochages armés restent fréquents sur la ligne de contact entre les deux pays. L’OSCE avait proposé au cours de ces négociations une évacuation par étapes des forces arméniennes des territoires occupés autour du Nagorny-Karabakh, selon une source proche des discussions. Dans un avenir non précisé, un vote ou un référendum aurait eu lieu sur le futur statut de cette enclave, avec la participation de toutes les populations qui y vivaient avant le conflit, ce qui inclut les déplacés azerbaïdjanais. L’envoi d’une force d’interposition internationale dans cette région du Caucase a également été évoquée.

Les présidents de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan, Robert Kotcharian et Ilham Aliev, ont clos samedi des négociations de deux jours près de Paris sur l’enclave disputée du Nagorny-Karabakh, sans parvenir à poser les bases d’un règlement négocié à ce conflit vieux de près de 20 ans. Les médiateurs du Groupe de Minsk (Russie, États-Unis, France) au sein de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) ont fait part de l’absence totale de progrès dans les discussions, renvoyant à un réexamen du dossier début mars à Washington.
Les négociations portaient sur l’adoption de « principes fondamentaux » devant servir de base à un futur règlement négocié sur le statut du Nagorny-Karabakh, cette enclave arménienne qui a fait sécession de l’Azerbaïdjan après un conflit meurtrier...