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Les hôpitaux d’Asie face à un danger plus grand que le SRAS

Les hôpitaux devraient renforcer la préparation de leur personnel et la capacité de leurs unités d’urgence en vue d’une possible pandémie de grippe aviaire, qui serait nettement plus mortelle que la vague récente de pneumonie atypique, avertissent des experts. Le virus H5N1, le plus virulent, est « dorénavant enraciné en Asie », a rappelé K. Satkunanatham, directeur des services médicaux du ministère singapourien de la Santé, lors d’un symposium international organisé ce week-end dans la cité-État. La grippe aviaire, apparue fin 2003 en Asie et qui a depuis fait environ 90 morts dans le monde, a un taux de mortalité plus élevé que le SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère ou pneumonie atypique). Cette épidémie avait tué 776 personnes dans la région en 2002-2003. Mais à la différence du SRAS, qui ne touchait principalement que les poumons, la grippe affecte également d’autres organes comme les reins. « Je pense qu’il s’agit d’une maladie beaucoup plus grave que le SRAS et qui posera sans aucun doute des problèmes beaucoup plus sérieux, sur le plan des soins intensifs », a mis en garde Charles Gomersall, directeur des soins intensifs à l’hôpital Princesse Margaret de Hong Kong. Le taux de mortalité des malades de la grippe aviaire admis en soins intensifs est actuellement de 89 %, contre 25 % pour le SRAS, a souligné M. Gomersall, un des vétérans dans la lutte contre la pneumonie atypique. La prévalence de la grippe dite « du poulet » est également plus importante que le SRAS chez les enfants, ont souligné les experts. L’âge moyen des malades de la grippe aviaire est de 12 ans et demi, a indiqué M. Gomersall. L’ensemble de ces facteurs soulignent l’importance pour les instituts hospitaliers de se doter d’équipements spécifiques, comme des appareils respiratoires, de munir leur personnel de protections adéquates et de se préparer à répondre rapidement à l’accueil de patients. La préparation psychologique du personnel ne doit pas non plus être négligée. « Si vous ne disposez pas de mécanismes destinés à limiter le stress et les répercussions sur le moral, vous n’aurez plus beaucoup de personnel au bout de deux semaines d’épidémie », a-t-il mis en garde. Des critères doivent de plus être mis en place afin de pouvoir sélectionner, parmi les nombreux patients qui arriveront lors d’une épidémie, entre ceux qui doivent être admis en soins intensifs et les patients atteints d’autres maladies que la grippe aviaire mais qui doivent quand même recevoir des soins. « Toutes ces préparations nécessitent du temps... La formation prend du temps, les achats d’équipements prennent du temps... Si vous n’avez pas déjà commencé, retournez chez vous et faites-le maintenant. »

Les hôpitaux devraient renforcer la préparation de leur personnel et la capacité de leurs unités d’urgence en vue d’une possible pandémie de grippe aviaire, qui serait nettement plus mortelle que la vague récente de pneumonie atypique, avertissent des experts. Le virus H5N1, le plus virulent, est « dorénavant enraciné en Asie », a rappelé K. Satkunanatham, directeur des services médicaux du ministère singapourien de la Santé, lors d’un symposium international organisé ce week-end dans la cité-État.
La grippe aviaire, apparue fin 2003 en Asie et qui a depuis fait environ 90 morts dans le monde, a un taux de mortalité plus élevé que le SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère ou pneumonie atypique). Cette épidémie avait tué 776 personnes dans la région en 2002-2003. Mais à la différence du SRAS, qui ne...