Les services de sécurité libanais ont arrêté 18 salafistes qui seraient liés au réseau el-Qaëda, dont certains membres pourraient être liés à l’assassinat de Rafic Hariri. Dans un reportage diffusé jeudi par la LBC, et dont les informations ont été reprises par le quotidien koweïtien al-Raï al-Aam, les membres de deux groupes salafistes qui se sont infiltrés au Liban via la Syrie ont été arrêtés au cours des derniers jours par les Forces de sécurité intérieure.
Les membres du premier groupe, formé de 4 Libanais et d’un Syrien, connu sous le nom d’Abou Katada, ont été arrêtés à Berkayel, au Liban-Nord. Les cinq salafistes se trouvaient auparavant en Irak où ils avaient été emprisonnés par les forces américaines durant 6 mois. L’un d’entre eux avait été amputé des deux jambes suite à l’explosion d’une mine.
Quant au second groupe, il comprend 13 membres de différentes nationalités qui ont été arrêtés à Beyrouth. Ces derniers, munis de faux papiers, étaient en possession d’armes et de documents falsifiés.
Il s’agit de Hassan Mohammad Nabaa, « l’Émir » du groupe (le chef dans le jargon salafiste). Ce dernier avait pris part aux événements de Denniyé en 2000, avant de fuir en direction de la Syrie. Son frère a été arrêté lors des manifestations de dimanche dernier à Achrafieh.
Les autres membres sont : Amer Abdallah Hallak, palestinien, ingénieur mécanique ; Hani Hachem al-Chanti, palestinien naturalisé, ingénieur informatique ; Hamad Turki al-Radaa, syrien ; Mohammad Abdel Razzak Wafa’i, syrien ; Mohammad Ahmad Khoja, syrien ; Mouaaz Abdel Ghani Choucah, syrien ; Barra’ Mohammad Fouad, syrien ; Tarek al-Nasser, un neurochirurgien de nationalité syrienne qui a accompagné des résistants en Irak ; Khodr Mohammad Nabaa, libanais ; Ali Jihad Charaffeddine, libanais, chargé de transporter les explosifs ; Malek Mohammad Nabaa, chargé de regrouper du matériel logistique et des valises contenant les explosifs ; et Fayçal Assad Akbar, saoudien. Ce dernier est entré au Liban avec un passeport falsifié sous le nom de Fahd Mohammad al-Khadem al-Yamani. Il avait auparavant combattu dans les rangs d’el-Qaëda en Afghanistan avant de se diriger vers la Syrie.
Citant des sources informées, la LBC a révélé que les membres de ce groupe étaient en relation avec un Syrien connu sous le nom de Jamil, un ingénieur électronicien, expert en explosifs et en voitures piégées. Il était chargé de l’armement et du financement des combattants qui se dirigeaient vers l’Irak.
Les mêmes sources ont en outre révélé que les deux personnes les plus dangereuses de ce groupe, Bilal Zaaroura et Khaled Taha, seraient toujours en fuite. Ces derniers sont entrés au Liban en décembre dernier.
Ces arrestations, qui ont immédiatement attiré l’attention des enquêteurs internationaux, pourraient être liées d’une certaine manière à l’assassinat de Rafic Hariri.
Une source diplomatique a confirmé hier ce lien à L’Orient-Le Jour, en précisant que le dénommé Khaled Taha « a été sollicité par la commission de l’ONU pour une audience dans le cadre de l’investigation. Il est l’une des personnes que les enquêteurs ont demandé à voir à Vienne, il y a quelques semaines », a indiqué cette source.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les services de sécurité libanais ont arrêté 18 salafistes qui seraient liés au réseau el-Qaëda, dont certains membres pourraient être liés à l’assassinat de Rafic Hariri. Dans un reportage diffusé jeudi par la LBC, et dont les informations ont été reprises par le quotidien koweïtien al-Raï al-Aam, les membres de deux groupes salafistes qui se sont infiltrés au Liban via la Syrie ont été arrêtés au cours des derniers jours par les Forces de sécurité intérieure.
Les membres du premier groupe, formé de 4 Libanais et d’un Syrien, connu sous le nom d’Abou Katada, ont été arrêtés à Berkayel, au Liban-Nord. Les cinq salafistes se trouvaient auparavant en Irak où ils avaient été emprisonnés par les forces américaines durant 6 mois. L’un d’entre eux avait été amputé des deux jambes suite à...