L’Inter Milan abat sa dernière carte dans la course au titre contre la Juventus Turin, demain en match phare de la 25e journée du championnat d’Italie, et, en bon joueur de poker, fait monter la pression en évoquant l’arbitrage souvent complaisant avec le leader.
Deuxième à neuf points, l’Inter mise ses tout derniers jetons : s’il ne bat pas les Bianconeri sur ce coup-là, il pourra quitter la table. On imagine mal la machine à gagner de Capello dilapider son avance lors des treize journées restantes. Les Nerazzurri peuvent se mordre les doigts : si cette partie n’a pas plus d’enjeu, c’est de leur faute. En s’inclinant mercredi à Florence (1-2), ils n’ont pas profité du surprenant nul concédé chez eux par les Turinois contre Parme (1-1). Alors ils tentent le bluff : « C’est difficile d’avoir plus d’aide (des arbitres) que la Juve n’en a », fulmine le président Massimo Moratti. Lors de ses deux derniers matches, le champion en titre a certes bénéficié de la clémence des directeurs de jeu.
Demain contre Udinese, Alessandro Del Piero était hors-jeu sur le seul but de la rencontre, et le Ghanéen du Frioul, Sulley Ali Muntari, a été sévèrement exclu. Mercredi face à Parme (1-1), le même « Pinturiccio » (un peintre qui vécut dans l’ombre de Rafael, autre surnom d’« Alé ») s’est vu offrir un penalty discutable en fin de match, qu’il a d’ailleurs raté, et dans la foulée les Parmesans en ont été privés d’un sur une faute pourtant claire de Cannavaro sur Corradi.
« Rien d’inhabituel »
« Mais vous espérez toujours que les matches sont propres et honnêtes, et j’aime à penser que celui de dimanche le sera », lance Moratti, dans la grande tradition des phrases sibyllines d’avant classico. En grinçant des dents, l’entraîneur Roberto Mancini ose : « Il n’y avait absolument rien d’inhabituel sur le but de Del Piero (contre l’Udinese) et l’exclusion de Muntari (pour un tacle apparemment régulier) était une juste décision de l’arbitre. »
Cette contestation d’avant-match, dans la tradition italienne, rappelle qu’une polémique avait enflammé l’Italie lorsque le Scudetto 1998 s’était joué sur un but refusé à l’équipe de Ronaldo et Djorkaeff lors d’un Inter-Juve décisif. La Juve avait marqué le but vainqueur dans la foulée. Des parlementaires eux-mêmes s’étaient emportés à la tribune au sujet de l’arbitrage souvent tendre avec les Turinois et l’équipe de la Fiat. « Nous abordons ce match en toute sérénité, avec un point d’avance de plus, nous sommes forts et nous n’avons pas peur », se contente de répondre Capello. Ce sommet éclipse les autres matches de la journée, même le derby toscan entre les terres (Fiorentina, 4e) et le port (Livourne, 6e).
Le programme
(heure de Beyrouth)
Samedi :
19h00 : Trévise-Chievo Vérone
21h30 : Lazio Rome-Udinese.
Dimanche :
16h00 : Ascoli-Parme
Fiorentina-Livourne
Cagliari-Lecce
Sampdoria-Messine
Reggina-Milan AC
Empoli-Palerme
Sienne-AS Rome
21h30 : Inter Milan-Juventus Turin.
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Deuxième à neuf points, l’Inter mise ses tout derniers jetons : s’il ne bat pas les Bianconeri sur ce coup-là, il pourra quitter la table. On imagine mal la machine à gagner de Capello dilapider son avance lors des treize journées restantes. Les Nerazzurri peuvent se mordre les doigts : si cette partie n’a pas plus d’enjeu, c’est de leur faute. En s’inclinant mercredi à Florence (1-2), ils n’ont pas profité du surprenant nul concédé chez eux par les Turinois contre Parme (1-1). Alors ils tentent le bluff : « C’est difficile d’avoir plus...