La Bourse de Beyrouth a continué de battre en retraite, hier, les opérateurs décidant de prendre leurs bénéfices et de mettre fin, du moins temporairement, à la poussée de fièvre de la cote libanaise qui a entraîné les records historiques de ces dernières semaines. L’indice BLOM des valeurs libanaises a reperdu, en effet, 120,60 points à 1 711,32 points, soit l’équivalent de 6,58 % en une seule séance, affecté par le net recul des actions A et B de Solidere, qui représentent à elles seules 57,3 % de la capitalisation boursière du marché libanais (3,68 milliards $ des 6,42 milliards $ de toutes les sociétés cotées). Pour ce qui est des valeurs bancaires et du cimentier Holcim, ils ont fait l’objet d’une correction sévère des excès commis à leur hausse. Tous ces mouvements se sont produits dans des volumes d’échanges modérés, portant sur 826 264 titres (dont 520 149 actions A et B de Solidere) d’une valeur de 18 093 444 $ (dont 11 936 455 $ sur Solidere).
En Europe, toutes les Bourses ont terminé dans le rouge, plombées par la faiblesse des pétrolières et des minières qui ont été frappées par la chute des cours du brut et des métaux. De plus, les valeurs automobiles ont été sanctionnées par les mauvais résultats de Peugeot-Citroën et des prévisions jugées vagues de Renault avant l’annonce de ses propres résultats aujourd’hui.
En revanche, la Bourse de New York était en hausse, soutenue par le net repli des prix pétroliers. En outre, les bons résultats trimestriels publiés par Cisco et Pepsico ont aussi donné le ton pour la cote américaine en effaçant les inquiétudes liées à l’orientation haussière de la politique monétaire de la Fed.
Nouveau plus bas pour l’euro depuis un mois
Sur les marchés des changes, l’euro a enregistré un nouveau plus bas depuis le début de l’année face à un dollar toujours soutenu par les perspectives de hausse du loyer de l’argent aux États-Unis. Sans qu’elle ne chute de façon spectaculaire, cela n’en fait pas moins que la monnaie unique enregistre jour après jour de nouveaux plus bas depuis le 3 janvier. Dans les salles de marché, on parle toujours de l’appétit des investisseurs étrangers pour les actifs en dollars. À cet égard, on a cité hier l’intérêt manifesté par les gros assureurs japonais pour les actions, obligations et bons américains pour diversifier leurs actifs. Cela d’autant que les rumeurs selon lesquelles la Banque du Japon pourrait en finir avec sa politique de taux d’intérêt très bas ont été relativisées par le marché, freinant l’attrait du yen. « Le Japon n’est pas encore sorti de la déflation et il est trop tôt pour mettre fin à la politique monétaire ultrasouple de sa Banque centrale », a estimé hier à Tokyo le président de la Banque asiatique de développement, Haruhiko Kuroda.
Dans ce contexte, le dollar ne tardait pas à être privilégié par les cambistes sous le rapport de la rentabilité. De ce fait, les nouvelles faisant état d’un excédent commercial allemand de 9,2 milliards EUR en décembre sur novembre, assorti d’un excédent de 6,3 milliards EUR des comptes courants pendant la même période, n’ont guère impressionné les opérateurs. Il en est de même de l’annonce d’un nouveau record des exportations allemandes en 2005 (786,1 milliards EUR) qui est passée comme inaperçue et n’a guère profité à l’euro. Celui-ci est retombé jusqu’à 1,1925 $ avant de bénéficier de quelques ajustements de position avant la publication demain des chiffres du déficit commercial américain en décembre. Il s’est, en effet, finalement négocié à New York à 1,1950 $ contre 1,1987 $ la veille, en nouveau repli de 0,31 %.
Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La Bourse de Beyrouth a continué de battre en retraite, hier, les opérateurs décidant de prendre leurs bénéfices et de mettre fin, du moins temporairement, à la poussée de fièvre de la cote libanaise qui a entraîné les records historiques de ces dernières semaines. L’indice BLOM des valeurs libanaises a reperdu, en effet, 120,60 points à 1 711,32 points, soit l’équivalent de 6,58 % en une seule séance, affecté par le net recul des actions A et B de Solidere, qui représentent à elles seules 57,3 % de la capitalisation boursière du marché libanais (3,68 milliards $ des 6,42 milliards $ de toutes les sociétés cotées). Pour ce qui est des valeurs bancaires et du cimentier Holcim, ils ont fait l’objet d’une correction sévère des excès commis à leur hausse. Tous ces mouvements se sont produits dans des volumes...