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G8 Moscou accueille les grands argentiers de la planète sur fond de polémique

Les ministres des Finances du G8 se réunissent vendredi et samedi à Moscou pour la toute première réunion de ce forum sous présidence russe et sur fond de controverse autour de la légitimité de la Russie à présider ce club des plus riches démocraties mondiales. Les banquiers centraux ne feront en revanche pas le déplacement puisqu’ils s’étaient déjà réunis début décembre à Londres pour faire leurs adieux au président de la Réserve fédérale américaine, Alan Greenspan. Le Kremlin voit la présidence russe du G8 cette année comme une étape de son retour au sein des grandes puissances mondiales, mais des voix s’élèvent pour mettre en question cet honneur accordé à un pays à l’économie encore modeste et au moment où il connaît une dérive autoritaire. Le sénateur républicain américain, John McCain, a appelé samedi les dirigeants occidentaux à boycotter le sommet des chefs d’État du G8 à Saint-Pétersbourg en juillet. Alors que la Russie a choisi pour thèmes phares de sa présidence du G8 l’éducation, la sécurité énergétique et la lutte contre les maladies infectieuses, Moscou s’est attiré une salve de critiques occidentales après avoir coupé ses livraisons de gaz à l’Ukraine au cours d’une « guerre du gaz » qui a affecté ses livraisons jusqu’en Europe. La secrétaire d’État américaine, Condoleezza Rice, a observé que cet épisode « tombait plutôt mal pour démontrer que la Russie (était) prête à agir en fournisseur d’énergie responsable sur les marchés énergétiques ». À Moscou, les participants au G8 Finances devraient évoquer « le développement de l’économie mondiale, le marché pétrolier, les résultats des dernières négociations commerciales » dans le cadre de l’OMC et « l’aide aux pays pauvres », a indiqué lundi le ministre russe des Finances. Les cours du pétrole, proches de leur plus haut historique, sont au cœur des préoccupations des pays du G8 alors que le conflit nucléaire avec l’Iran pousse les prix à la hausse. Les ministres devraient prononcer un diagnostic plutôt positif de l’économie mondiale alors que le Japon est appelé à sortir d’un cycle de déflation cette année et que la croissance montre des signes de redémarrage dans la zone euro. Ils devraient aussi une nouvelle fois s’inciter réciproquement à combler leurs déficits (pour les États-Unis) ou à effectuer les réformes qui s’imposent, notamment en Europe et au Japon. La Russie devrait aussi tenter d’avancer son projet de remboursement anticipé de sa dette envers le Club de Paris. En revanche, les questions de change, et notamment les invites à la Chine pour qu’elle laisse sa monnaie s’apprécier, pourraient être laissées de côté en l’absence des banquiers centraux.
Les ministres des Finances du G8 se réunissent vendredi et samedi à Moscou pour la toute première réunion de ce forum sous présidence russe et sur fond de controverse autour de la légitimité de la Russie à présider ce club des plus riches démocraties mondiales.
Les banquiers centraux ne feront en revanche pas le déplacement puisqu’ils s’étaient déjà réunis début décembre à Londres pour faire leurs adieux au président de la Réserve fédérale américaine, Alan Greenspan.
Le Kremlin voit la présidence russe du G8 cette année comme une étape de son retour au sein des grandes puissances mondiales, mais des voix s’élèvent pour mettre en question cet honneur accordé à un pays à l’économie encore modeste et au moment où il connaît une dérive autoritaire.
Le sénateur républicain américain, John...