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Israël « vote » pour le Fateh

Tout en assurant ne pas vouloir s’ingérer dans les élections palestiniennes, les responsables israéliens ne cachent pas qu’ils préfèrent le Fateh de Mahmoud Abbas aux islamistes du Hamas qui prônent la destruction de l’État d’Israël. « Israël n’intervient pas dans les élections palestiniennes que nous observons de côté », a affirmé le ministre de la Sécurité intérieure, Gideon Ezra. Son homologue à la Défense, Shaul Mofaz, a pour sa part promis de « ne pas gêner le déroulement normal des élections, au contraire. Nous allons procéder à des allègements sur le terrain ». Pour éviter des critiques dans le monde et de la part des centaines d’observateurs internationaux, dont l’ancien président américain Jimmy Carter, venus superviser le scrutin, l’armée israélienne a reçu ordre de faciliter la circulation des électeurs en Cisjordanie, notamment aux barrages routiers. Le gouvernement du Premier ministre par intérim Ehud Olmert a également autorisé la tenue des élections à Jérusalem-Est. Un bureau de coordination, réunissant des officiers israéliens et palestiniens, a été installé à Beit El, une colonie proche de Ramallah, pour faire face à d’éventuels problèmes dans le déroulement des opérations de vote. Cette « neutralité » affichée a toutefois été battue en brèche en raison des craintes suscitées par une éventuelle victoire du Hamas. « J’espère qu’après ces élections, Mahmoud Abbas disposera des forces parlementaires suffisantes pour constituer un gouvernement stable capable d’appliquer la “feuille de route” », a reconnu M. Ezra. Interrogé sur une éventuelle victoire du Hamas, M. Ezra a souligné qu’Israël ne pourra envisager de discuter avec le principal mouvement islamiste palestinien que « s’il accepte un désarmement et les principes de la “feuille de route” ». Pour sa part, M. David Haham, conseiller du ministre de la Défense pour les affaires arabes, a estimé qu’une « possible victoire du Hamas aurait des conséquences dramatiques ». Selon ce responsable, le changement de ton du Hamas durant la campagne électorale, qui a évité de lancer des appels à la destruction de l’État d’Israël, est « avant tout tactique ». « Le Hamas continue à vouloir créer un État islamiste palestinien du Jourdain à la Méditerranée (...) Un Hamas qui accepterait l’existence d’Israël et renoncerait à la lutte armée ne serait plus le Hamas », a ajouté M. Haham.
Tout en assurant ne pas vouloir s’ingérer dans les élections palestiniennes, les responsables israéliens ne cachent pas qu’ils préfèrent le Fateh de Mahmoud Abbas aux islamistes du Hamas qui prônent la destruction de l’État d’Israël. « Israël n’intervient pas dans les élections palestiniennes que nous observons de côté », a affirmé le ministre de la Sécurité intérieure, Gideon Ezra. Son homologue à la Défense, Shaul Mofaz, a pour sa part promis de « ne pas gêner le déroulement normal des élections, au contraire. Nous allons procéder à des allègements sur le terrain ». Pour éviter des critiques dans le monde et de la part des centaines d’observateurs internationaux, dont l’ancien président américain Jimmy Carter, venus superviser le scrutin, l’armée israélienne a reçu ordre de faciliter la...