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Actualités - Chronologie

Baghdatis, séduisant coupeur de tête

Marcos Baghdatis, 20 ans, est devenu le séduisant coupeur de tête de l’Open d’Australie, où il s’est qualifié pour les demi-finales, pour son sixième grand chelem seulement. Avec sa barbe noire et sa dégaine de corsaire, le Chypriote, 54e mondial, a déjà coulé deux vaisseaux-amiraux de la flotte du circuit : Andy Roddick (n° 2) et Ivan Ljubicic (n° 7). Son succès en quart de finale face au Croate, à la limite des cinq sets (6-4, 6-2, 4-6, 3-6, 6-3 en 3h17), a mis en transe la colonie de supporters vêtus de bleu qui se trouvaient dans la Rod Laver Arena, mardi soir. Mais ces débordements n’avaient sûrement aucune commune mesure avec la folie qui s’est emparée de la petite île méditerranéenne où Marcos Baghdatis est une véritable star. « Tout le monde s’est arrêté de travailler chez moi pour regarder mon match à la télévision », a-t-il déclaré. « C’est un jour incroyable pour mon pays et ma famille. » Joueur incroyablement doué, sachant exécuter tous les coups, Marcos Baghdatis est un peu un citoyen du monde. Il a quitté Chypre à l’âge de 13 ans pour intégrer l’académie privée de Patrick Mouratoglou, à Montreuil-sous-Bois, en Seine-St-Denis. « Je me sens adopté par la France. J’ai été hébergé par une famille que je revois toujours », a-t-il souligné. Junior très prometteur, il a été finaliste de l’US Open en 2002, seulement battu par Richard Gasquet. L’année suivante, il était de nouveau stoppé en finale par un autre Français, Jo-Wilfried Tsonga, mais il parvenait à décrocher le titre de champion du monde juniors. C’était l’époque où il se frappait violemment le cœur avec la main sur chaque point ou presque. Comme pour montrer qu’il existait. Même s’il se distinguait en prenant un set à Roger Federer sur la route de son premier titre à Flushing Meadows, en 2004, son talent explosif a tardé à s’exprimer sur le circuit ATP. Contraint de passer sur la table d’opération en février dernier pour un problème au bras, il perdait du temps en route. Mais un seul tournoi – celui de Bâle en octobre dernier, où il atteignait la finale – lui permettait de finir l’année en trombe et au sein du top 100. Reste à savoir comment il va gérer sa nouvelle popularité. « Je viens d’un petit pays. Beaucoup de monde m’appelle. Dans les rues de Melbourne, à chaque feu tricolore, je suis obligé de signer des autographes », s’amuse-t-il. Convaincu de bénéficier du soutien d’une bruyante communauté grecque dans les gradins de la Rod Laver Arena vendredi soir, Marcos Baghdatis aborde sa demi-finale face à David Nalbandian (n° 4) avec optimisme. « La seule fois que je l’ai joué à Bâle, je l’avais battu », dit-il. Garçon jovial, il se définit lui-même comme un « SDF du tennis ». « C’est vrai qu’il n’a pas d’appartement, a confié à Reuters Aymeric Ferrier, son agent. Il dort chez son coach ou dans les chalets de l’académie Mouratoglou, aujourd’hui basée à Thiverval-Grignon (Yvelines). Mais je le vois plutôt comme un saltimbanque du tennis. »
Marcos Baghdatis, 20 ans, est devenu le séduisant coupeur de tête de l’Open d’Australie, où il s’est qualifié pour les demi-finales, pour son sixième grand chelem seulement.
Avec sa barbe noire et sa dégaine de corsaire, le Chypriote, 54e mondial, a déjà coulé deux vaisseaux-amiraux de la flotte du circuit : Andy Roddick (n° 2) et Ivan Ljubicic (n° 7). Son succès en quart de finale face au Croate, à la limite des cinq sets (6-4, 6-2, 4-6, 3-6, 6-3 en 3h17), a mis en transe la colonie de supporters vêtus de bleu qui se trouvaient dans la Rod Laver Arena, mardi soir.
Mais ces débordements n’avaient sûrement aucune commune mesure avec la folie qui s’est emparée de la petite île méditerranéenne où Marcos Baghdatis est une véritable star. « Tout le monde s’est arrêté de travailler chez moi pour regarder...